Alors qu'à Paris, les trottinettes en libre-service vont disparaître, celles des particuliers restent tout à fait légales.
Des internautes regrettent toutefois que leur puissance ne soit pas encadrée, contrairement à celle des vélos électriques.
Une affirmation à nuancer puisque pour rouler sur route ouverte, un bridage à 25 km/h maximum est impératif.

Ces dernières années, les entreprises s'afféraient à Paris pour proposer des trottinettes en libre-service. À la suite du référendum organisé en avril par la municipalité, il n'y en aura plus une seule : les dernières trottinettes de Lime ou Dott vont disparaître au 31 août. Ainsi, faute de location disponible, une partie des usagers pourraient opter pour l'achat desdites trottinettes et continuer à rouler au quotidien. Que ce soit avec de petits modèles légers, ou avec d'autres, bien plus puissants et volumineux. 

Dans le commerce, se trouvent des trottinettes très puissantes, dont la vitesse dépasse les 50 km/h et qui coutent plusieurs milliers d'euros. Des deux-roues qui sont dans le viseur de certains internautes : "Aujourd’hui en France, tu peux en toute légalité avoir un moteur de 800W sur une trottinette, mais les vélos cargos qui transportent des enfants ou livrent des dizaines de kilos de marchandises sont toujours limités à 250 watts", peut-on lire sur les réseaux sociaux.

Un bridage impératif

Adoptée en 2013, une législation européenne fixe la puissance maximale des vélos électriques à 250 watts maximum. Une règlementation stricte qui s'applique aussi aux gyropodes et ne doit pas être prise à la légère. Au-delà de cette puissance, un vélo "entre dans la catégorie de véhicules L1e", note un équipementier spécialisé, mettant en garde ses clients. 

Pour autant, les trottinettes ne sont pas concernées par ces textes votés à l'échelle de l'UE. Sans doute parce qu'au moment où la loi fut votée, elles n'avaient pas encore acquis dans l'UE une telle popularité. 

Sur le papier, rien n'empêche donc un consommateur de se procurer un modèle de trottinette surpuissant, de 400, 600, voire 800 watts comme l'affichent certains.

Seulement, si l'achat de ces trottinettes s'avère tout à fait possible, leur utilisation n'en demeure pas moins très limitée. Pour pouvoir circuler sur la voie publique, "les engins doivent être bridés à 25 km/h", rappelle le ministère de la Transition écologique. De fait, un modèle ne sera légal qu'à la seule condition qu'un bridage logiciel soit réalisé. L'usage d'un outil tel qu'un limitateur de vitesse (semblable à ceux dans l'automobile et déconnectable par nature) ne sera pas toléré. 

La réglementation a évolué en 2019 et 2020, afin d'encadrer la pratique de la trottinette électrique et de réguler son usage dans les agglomérations. Outre une série d'équipements de sécurité indispensables, le législateur a aussi défini des sanctions contre les usagers qui ne respecteraient pas les textes en vigueur. 

Ainsi, "si vous roulez avec un engin dont la vitesse maximale par construction est supérieure à 25 km/h", il est prévu "1500 euros d’amende". Les modèles les plus puissants, qui dépassent allègrement les 25 km/h légaux, sont donc destinés à des routes fermées, que ce soit sur circuits ou au sein de terrains privés.

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Thomas DESZPOT

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