"Un message à Emmanuel Macron" : les agriculteurs mobilisés en Île-de-France ce vendredi, le trafic perturbé

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Publié le 2 avril 2021 à 8h37, mis à jour le 2 avril 2021 à 11h17
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Source : TF1 Info

SOCIAL - Les agriculteurs d'Ile-de-France sont mobilisés ce vendredi sur les routes de la région. Ils veulent envoyer un "avertissement" au gouvernement contre une réforme des aides européennes.

Des bouchons sur les routes à l'heure du départ pour le weekend de Pâques : c'est ce qui attendent ce vendredi les conducteurs en Île-de-France. En cause, une mobilisation des agriculteurs, bien décidés à faire entendre leur voix auprès du gouvernement concernant une réforme des aides européennes qui donnerait la priorité au bio et à l'agro-écologie.

À la manœuvre : la branche interdépartementale de la FNSEA, syndicat majoritaire dans le secteur. Elle comprend une douzaine de départements, d'une partie de la Normandie à une partie de la Champagne-Ardenne, en passant par l'Ile-de-France et les Hauts-de-France. "On a décidé de mener une action syndicale à l'échelle du grand bassin parisien vendredi dès 6h. On a l'ambition d'adresser un message à Emmanuel Macron en guise d'avertissement", a déclaré Damien Greffin, président de la FNSEA Grand bassin parisien, lors d'un point presse. 

Selon la FNSEA,  5.000 agriculteurs étaient mobilisés vers 09h dans cette opération organisée sur douze départements, d'une partie de la Normandie à une partie de la Champagne-Ardenne, en passant par l'Ile-de-France et les Hauts-de-France. Selon la gendarmerie, vers 07h, une soixantaine de tracteurs convergeaient vers Paris depuis l'Essonne, les Yvelines et le Val-d'Oise. A Thillois (Marne), 37 tracteurs étaient rassemblés sur des ronds-points. En Seine-Maritime, à Saint-Aubin-le-Cauf, 25 tracteurs annonçaient vouloir converger vers Dieppe.

La majorité des agriculteurs redoutent de ne pas bénéficier de la réforme

Si les agriculteurs se mobilisent ce vendredi, c'est que la France travaille actuellement sur son plan stratégique national (PSN). Il s'agit de sa déclinaison de la future politique agricole commune (PAC) qu'elle doit présenter en juin à la Commission européenne, à l'instar de ses voisins de l'UE. Un exercice complexe, sachant que le cadre général est toujours en train d'être négocié à Bruxelles. Dans la ligne de mire des agriculteurs sur les routes vendredi : les éco-régimes ou "eco-scheme", une nouvelle source de financement conditionnée à la mise en place de pratiques plus respectueuses de l'environnement.

La Commission pourrait ainsi exiger le maintien de plus de "prairies permanentes, l’arrêt du déclin de la biodiversité, la réduction des phytos et fertilisants", selon un document de travail du ministère de l'Agriculture consulté par l’AFP. "Selon les premières projections, dans l'état actuel des choses, 70 à 80% des agriculteurs n'auraient pas la possibilité de bénéficier de cet éco-régime, certes volontaire", a estimé Damien Greffin.

Interpellé sur ce sujet cette semaine à l'Assemblée nationale, le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie a souligné que la réforme de la PAC était "en cours de consultation", manière de dire que les arbitrages n'étaient pas définitifs sur la répartition de ce budget au sein du monde agricole.

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