S'occuper d'un lopin de terre en pleine ville et partager les récoltes ? C'est le concept inventé par Lucas avec ses "potagers pirates".
Une douzaine de surfaces de culture sont déjà apparues dans les rues de Nancy, depuis le printemps.
Le 13H de TF1 est parti à la rencontre de son créateur et a rencontré quelques adeptes.

Sympathique, convivial et gratuit... La recette du succès des "potagers pirates" alors que l'inflation alimentaire bat son plein ? Depuis la fin du printemps, plus d'une dizaine de minipotagers sont sortis de terre à Nancy. Au pied d'un monument historique ou en face d'une résidence étudiante, les responsables du projet traquent sans relâche les petites parcelles de terre non utilisées. En résumé, toutes ces "dents creuses" du paysage urbain.

Avec une poignée de bénévoles, Lucas Étienne s'est donné pour mission de planter des fruits et des légumes un peu partout dans la ville. Quelques minutes suffisent pour créer ces potagers "pirates". Pourquoi ce nom ? Rien de plus simple selon son inventeur. "En fait, on ne demande pas l'autorisation [à la mairie]. En revanche, on choisit des endroits qui s'y prêtent. Il ne faut pas que le sol soit pollué, il faut que cela soit près d'habitations puisque l'on veut qu'ils s'approprient ces potagers", explique-t-il. 

12 jardins pirates en moins de trois mois

Les bénévoles offrent les semences, de leur temps et de l'huile de coude. C'est tout ce qu'il faut pour faire pousser des légumes. Tomates, courges, betterave, chou-rave, rhubarbe... Le choix est vaste pour les habitants nancéiens. "Cela permet d'avoir une meilleure compréhension de comment on peut arriver à faire pousser des plantes comestibles, même en ville", explique l'un des bénévoles dans le reportage du 13H de TF1 en tête d'article. 

En un peu plus de deux mois, douze "jardins pirates" ont vu le jour entre les immeubles, maisons et rues de la capitale de la Meurthe-et-Moselle. 

"Je trouve que c'est bien. C'est moins cher et je pense que c'est mieux pour la santé", explique Andréa. Elle vit à quelques mètres de l'un des jardins, au pied d'une résidence étudiante. "Je pense que c'est mieux si l'on plante et cultive la nourriture que l'on cuisine ensuite avant de la manger", juge Alexandra, une autre riveraine de ce jardin urbain.

Les bénévoles espèrent trouver encore plus de soutien pour que leurs efforts continuent à porter leurs fruits et que le dispositif continue de se développer.


La rédaction de TF1info | Reportage : Guillaume Gubber et Morgan Doux

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