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Aéroport de Nantes : les riverains exaspérés par les infractions au couvre-feu

La rédaction de TF1info | Reportage N. Hesse, X. Baumel
Publié le 4 mai 2022 à 13h16, mis à jour le 4 mai 2022 à 15h43
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Sur Nantes (Loire-Atlantique), 100.000 habitants sont exposés au bruit des avions.
Pourtant, après l’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes, les riverains devaient être protégés du bruit la nuit.
Mais le couvre-feu ne semble pas respecté, comme l'ont constaté des riverains.

Désormais, pour limiter le bruit au-dessus de Nantes (Loire-Atlantique), les avions ont interdiction de se poser ou de décoller entre minuit et 6h du matin. Un couvre-feu qui a été instauré le 8 avril, après l'abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes, dans le cadre du réaménagement de l'actuel aéroport.

Une mesure qui a déjà été plusieurs fois transgressée, ce qui agace les habitants de Saint-Aingnan-Grandlieu, une commune située à quelques kilomètres des pistes. "On n'est pas contents. Ça sert à quoi de faire des choses si elles ne sont pas respectées ? J'espère par contre qu'ils vont vraiment prendre les amendes prévues", peste un riverain face à la caméra du 13H de TF1, dans le reportage en tête de cet article. 

Entre le 8 et le 30 avril, 39 vols auraient violé le couvre-feu

Dominique, lui, se lève très tôt pour travailler, et a parfois du mal à dormir. "Même à 1h du matin, on entend quelques avions. Ça nous agace un peu, mais le problème, c'est qu'on n'est pas assez nombreux pour que ça porte", déplore-t-il.

Depuis le début du mois, le collectif des Citoyens exposés au trafic aérien enregistre scrupuleusement toutes les entorses au couvre-feu. "Ce qui nous intéressait, c'était de voir le nombre de vols qui n'avaient pas respecté le couvre-feu entre le 8 et le 30 avril : 39 vols répartis sur trois compagnies low-cost", nous explique Paola Ferreira, le président du collectif.

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Un constat intolérable, pour ce collectif, car même pendant le couvre-feu, l'aéroport reste ouvert. Tous les décollages et les atterrissages doivent être autorisés par la tour de contrôle et les autorités. "On observe 39 exceptions, dont trois décollages. Comment peut-on déterminer qu'un décollage est exceptionnel ou imprévu ?", s'insurge Paola Ferreira. Et de poursuivre : "Il y a un principe qui est posé, sauf que la mise en application est impossible".

De son côté, la direction générale de l'Aviation civile précise que chaque vol effectué en dehors du couvre-feu sera examiné. En cas d'infraction, les amendes peuvent aller jusqu'à 40.000 euros. Sur Nantes et sa métropole, 100.000 habitants sont exposés au bruit des avions.


La rédaction de TF1info | Reportage N. Hesse, X. Baumel

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