Attaque mortelle d'un fourgon dans l'Eure : que sait-on du détenu en fuite ?

Publié le 14 mai 2024 à 13h37, mis à jour le 14 mai 2024 à 22h34

Source : TF1 Info

Un fourgon de l'administration pénitentiaire a été attaqué ce mardi matin à hauteur du péage d'Incarville dans l'Eure.
Le détenu qui se trouvait à bord du véhicule, Mohamed Amara, 30 ans, est en fuite.
On fait le point sur son profil.

Au moins deux agents pénitentiaires sont décédés ce mardi matin dans une attaque au péage d'Incarville de leur fourgon qui transportait un détenu, identifié comme Mohamed Amara, entre Rouen et Évreux. Celui-ci a pris la fuite avec les assaillants. 

Selon nos informations, ce détenu, âgé de 30 ans et originaire de Rouen, est très défavorablement connu de la police et a 13 condamnations à son actif. Selon une source proche de l'enquête à TF1/LCI, l'homme avait été notamment été jugé le 7 mai dernier et condamné à 18 mois de prison ferme pour vol avec effraction.

Cible du service de lutte contre la criminalité organisée, il avait été interpellé dans une affaire d'enlèvement et séquestration ayant entraîné la mort à Marseille. Il avait en outre été mis en examen pour complicité d'assassinat en bande organisée, selon le parquet de Marseille. Il était par ailleurs connu pour trafic de stupéfiants dans la région rouennaise.

Il retournait à la prison d'Évreux

Le trentenaire a été incarcéré à la prison des Baumettes à Marseille, à la prison de la Santé à Paris, avant d'être transféré au centre pénitentiaire d'Évreux le 11 avril dernier et devait regagner la prison des Baumettes à Marseille. "Au cours de cette courte détention à Évreux, il a été constaté que les barreaux de sa cellule avaient commencé à être sciés", a expliqué la procureure de Paris, mardi soir. "Il devait être entendu" très prochainement sur ces faits.

L'homme, âgé de 30 ans, est "très connu de la justice", avec "13 condamnations, la première en octobre 2009", quand il avait 15 ans. Il était détenu à la maison d'arrêt d'Évreux en exécution de plusieurs peines, selon le parquet de Paris : trois mois en 2020 pour rodéos motorisés, trois ans en 2022 notamment pour vol par effraction et association de malfaiteurs en vue de commettre un crime, et 18 mois, le 7 mai dernier, pour vol par effraction.

Il était également en détention provisoire depuis janvier 2022, pour tentative d'extorsion avec arme, tentative d'assassinat et détention d'arme de catégorie B ; et depuis septembre 2023, pour meurtre en bande organisée, enlèvement et séquestration d'otage, destruction par moyen dangereux et participation à une association de malfaiteurs en vue de la commission d'un crime. 

Lors de l'attaque du fourgon ce mardi, le détenu était en cours de transfert du tribunal de Rouen, où il avait été entendu par un juge d'instruction dans une autre affaire, vers la prison d'Évreux. Selon l'administration pénitentiaire, l'individu n'était pas classé comme "détenu particulièrement signalé" (DPS), mais sous escorte de niveau 3, ce qui impliquait qu'il soit encadré par 5 agents pénitentiaires, dont un officier, soit un fourgon et une voiture. 

La Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco) a été saisie de l'enquête, confiée à l'office central de lutte contre la criminalité organisée (OCLCO) et la police judiciaire de Rouen. L'enquête est ouverte pour "meurtre et tentative de meurtre en bande organisée (faisant encourir la réclusion à perpétuité), évasion et bande organisée, acquisition et détention d’arme de guerre, association de malfaiteurs en vue de la commission d’un crime".


Audrey LE GUELLEC

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