NATALITÉ - Après une forte baisse en décembre et janvier, les naissances ont recommencé à augmenter depuis mars, neuf mois après le premier déconfinement. Mais la hausse est plus ou moins marquée selon les régions, d'après les statistiques publiées ce jeudi par l'Insee.

Après le "baby krach" du mois de janvier 2021 - le nombre de naissances avait baissé de 13% par rapport à l'année précédente, du jamais vu depuis 1975 - il semblerait que la France se dirige vers un "baby-boom" post-premier déconfinement. Certes, le phénomène est encore limité, mais certaines régions ont vu leur taux de natalité grimper en flèche au mois d'avril 2021. 

En tête, selon les statistiques publiées ce jeudi 27 mai par l'Insee, la Corse avec +18,5% de naissances par rapport à avril 2020, puis le Centre Val de Loire avec 12,2%, la Bretagne avec 9,7%, l'Occitanie avec +8,5%, la Bourgogne-Franche-Comté et la Provence-Alpes-Côte-d'Azur avec + 6%. Sur l'ensemble du territoire, 2.010 bébés sont nés en moyenne chaque jour du mois d'avril, contre 1.920 en avril 2020, soit une hausse de 4 %.

À l’inverse, les hausses sont modérées en Île-de-France (+3,7%) ou dans le Grand Est (+4,1%), et faibles dans les Hauts-de-France (+ 0,6%) et les Pays-de-la-Loire (+ 1,3%).

L'Insee souligne que la tendance a commencé à s'inverser au mois de février, soit neuf mois après le premier déconfinement, comme l'explique dans le reportage de TF1 en tête de cet article Isabelle Robert-Bobée, cheffe de la division Enquêtes et Études démographiques au sein de l'organisme :"On a observé une forte baisse de naissances neuf mois après le début du premier confinement. Et on a une hausse des naissances neuf mois après la fin du premier confinement"

Les maternités ont donc dû faire face à un afflux de naissances, comme dans l'établissement du Centre-Val-de-Loire que visite TF1, où la hausse est amorcée depuis le mois de mars. "On a vraiment eu un petit rush en avril où on a eu quand même à peu près 25% de naissances de plus par rapport à 2020", assure Marie-Noëlle Neveu, sage-femme au Pôle Santé Léonard de Vinci à Chambray-lès-Tours en Indre-et-Loire.

Pourquoi une hausse de la natalité plus marquée en Corse que, par exemple, en Normandie (+3,5% en avril 2021 par rapport à avril 2020) ? L'Insee n'avance pas d'explication. L'institut note en revanche que sur les deux premiers mois de 2021, la baisse des naissances a été globalement la plus prononcée dans des départements situés en Île-de-France, dans l’est et dans le nord de la France, parmi les plus touchés par la première vague de Covid-19, avec une forte hausse des décès toutes causes confondues en mars-avril 2020 par rapport aux mêmes mois de 2019. 


LG

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