Oubliées du bouclier tarifaire : l’appel à l’aide des banques alimentaires

TF1 | Reportage Eléonore Payro, Grégory Martin
Publié le 10 octobre 2022 à 16h20

Source : JT 13h Semaine

Les banques alimentaires font parties des oubliés du bouclier tarifaire énergétique, mis en place par le gouvernement pour amortir les coûts liés à l'augmentation des prix de l'énergie.
Elles lancent un appel afin de ne pas limiter leurs actions.

Les prix de l'énergie grimpent toujours et mettent en péril certaines activités. Les banques alimentaires, par exemple, ne bénéficient pas du bouclier tarifaire, selon le projet de loi de finances pour 2023. Un trou dans la raquette ?

L'une d'elles, sollicitée pour le sujet vidéo en tête de cet article, rend compte des difficultés face aux hausses incessantes des prix de l'énergie. Chaque matin, 500 tonnes de produits arrivent. Parmi eux, se trouvent des fruits, des légumes, des produits laitiers, de la viande ou du poisson qu'il faut trier et stocker avant de les distribuer aux associations. "Ces trois chambres représentent les deux tiers de notre consommation en électricité, globalement. Si on a un plan d'économie d'énergie à faire, on ne pourra pas faire l'impasse là-dessus", confie à TF1 Olivier Samier, directeur de la banque alimentaire de Dijon (Côte-d'Or).

Une structure désarmée face à la facture d'électricité qui explose

Dans le projet de loi de finances examiné à l'Assemblée nationale en séance plénière à compter du mardi 11 octobre, la fédération française des banques alimentaires, qui a le statut d'une association, ne figure donc pas aux côtés des entreprises, des administrations, des collectivités territoriales et des centres d'hébergement de réinsertion sociale.

Alors, avec 450 mètres carrés de chambre froide, la facture d'électricité explose : environ 30% de hausse en un an et il faut s'attendre à plus dans les mois qui viennent, soit payer plein pot ces factures gigantesques. La seule solution pour tenir serait ainsi d'éteindre la chambre froide le mois prochain. Or, ces banques alimentaires nécessitent aussi des camions réfrigérants et du carburant pour récupérer ou livrer des colis alimentaires. 

Moins d'espaces de stockage signifie donc moins de nourritures distribuées aux plus démunies. Il s'agit ni plus ni moins que d'un crève-cœur pour les 250 bénévoles de l'association. La fédération française des banques alimentaires a alerté les pouvoirs publics et les parlementaires. Sans aides, les 110 antennes du territoire auront du mal à traverser l'hiver.


TF1 | Reportage Eléonore Payro, Grégory Martin

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