À partir de lundi, il sera interdit de consommer debout dans les bars et dans les restaurants. Une mesure qui laisse les professionnels perplexes. Suffira-t-il de mettre des tabourets pour être en règle ? Reportage.

Assis ou debout, la frontière est souvent floue et la mesure suscite beaucoup d'incompréhension. “Je ne suis pas sûre que ça change grand-chose, ça ne change pas de ne pas avoir le masque debout ou assis, c'est la même pour moi”. “C'est plus symbolique qu'autre chose, ça permet d'espacer un peu les gens”.

Moussa, lui, a l'habitude de déguster son sandwich au comptoir. “On mangerait toujours quoi qu'il se passe. Ça ne me dérange pas, mais c'est comme ça, il faut maintenir la santé, donc il faut faire attention”. Cette restriction est un nouveau coup dur pour le patron. Avant, il “pouvait avoir 4 ou 5 consommateurs en se serrant bien”.

Après un bon repas, rien de tel qu'un petit café. Mais là aussi, l'affaire va se compliquer. Dans ce bar, le café coûte 1,20 euros au comptoir et 2 euros lorsqu'il est servi à table. “On ne leur fera pas payer la table. À partir de lundi, on va demander aux gens de s'asseoir, puis on va respecter les prix de comptoir”, promet le gérant.

Dans cet autre bar ouvert jusqu'à 5h du matin, il était déjà interdit d'y danser. On ne pourra pas non plus boire debout. Alors, on a réaménagé l'espace. “Ce sont des tables qu'on avait utilisé pour l'été quand on avait droit aux terrasses. On les a réutilisées pour les mettre cette fois-ci à l'intérieur, puisqu’on n’a plus droit à la terrasse Covid, pour augmenter notre capacité d'accueil”. Pas sûr que cela suffise à limiter la casse, dans ce bar, la consommation debout représente habituellement 25% du chiffre d'affaires.

TF1 | Reportage J. Roux, S. Fortin, N. Martineau, S. Jou


La rédaction de TF1info

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