Il sera peut-être bientôt possible de se déclarer soi-même en arrêt-maladie.
C'est ce que vient de recommander la Cour des comptes pour libérer du temps aux médecins.
Un médecin et un chef d'entreprise réagissent auprès de TF1.

Dans un rapport, la Cour des comptes préconise de "supprimer les certificats médicaux" pour les arrêts maladie de très courte durée. L'idée est de désengorger les cabinets des généralistes, car le délai moyen pour une consultation atteint huit jours. Seront potentiellement concernés, un mal de tête insistant, une légère toux ou une petite fièvre, en clair une maladie qui ne nécessite pas plus de quelques jours d'arrêt de travail. 

Mais pour le docteur Bertrand Legrand, éviter la case médecin représente un certain danger. "Le coeur de notre métier c'est de voir cent personnes qui vont bien, et de détecter celui qui ne va pas bien, donc par définition on va aller dans le mur", explique-t-il dans le reportage en tête de cet article. Aujourd'hui, la plupart du temps, le patient envoie son arrêt à la caisse d'assurance maladie et à son employeur. La règle veut qu'il ne soit pas payé pendant trois jours, même si beaucoup d'entreprises ont réduit ce délai de carence.

Demain, le patient devrait simplement se déclarer à son employeur, le gouvernement réfléchit. C'est un système qui existe déjà en Norvège ou au Royaume-Uni pour les arrêts de moins de sept jours. Dans l'Hexagone, l'autodéclaration a déjà été expérimentée pendant le Covid. Les entreprises craignent d'être en charge du contrôle de ces arrêts-maladies. "Ca crée une relation avec le salarié qui est un peu particulière parce que vous partez du principe de soupçon", pointe Benoit Serre, vice président de l'association nationale des DRH.


La rédaction de TF1 Reportage - Alison Tassin, Sébastien Hembert, Gauthier Delobette

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