Contrairement aux idées reçues, les moins de 30 ans ne sont pas "des fainéants" mais ils ont un rapport différent au travail.
C’est ce que révèle une enquête de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) et de Tera Nova.
Benjamin Muller décrypte la relation des jeunes avec le boulot dans le Bonjour ! La Matinale TF1.

C’est une idée reçue qui a la dent dure : les jeunes d’aujourd’hui seraient plus réticents à travailler, moins bosseurs, plus "flemmards". Dans Bonjour ! La Matinale TF1, Benjamin Muller se penche sur ce cliché en se basant sur une toute récente publication qui aborde le rapport des jeunes avec le travail. 

Oui, les jeunes aiment le travail

"Les jeunes sont-ils obsédés par les RTT, le télétravail et les loisirs, ou aspirent-ils à une vie un peu plus saine ?". C’est la question que se pose le chroniqueur. Il s’est intéressé à une étude  publiée par l’institut Tera Nova et l’Apec. L’enquête a été réalisée sur les réponses de plus de 3 000 jeunes actifs de moins de 30 ans et plus de 2 000 actifs de 30 à 65 ans. 

Ce qu’il en ressort ? Oui, les jeunes n’ont pas le même rapport que les générations précédentes. C’est, en tout cas, ce que déclarent 93 % des managers interrogés par les deux organismes. 

Les jeunes travailleurs sont toujours investis et ambitieux, ils ont toujours "la flamme". Ils ont d’ailleurs les mêmes attentes fondamentales envers le travail, à savoir une bonne rémunération et de l’intérêt. Cependant, ils sont plus à la recherche d’équilibre considérant que leur vie privée est aussi importante que leur travail. C’est ce que répond, en tout cas, 47 % des jeunes interrogés. Pour les 45 ans et plus, ils ne sont plus que 36 % a estimé que leur vie privée est aussi importante que leur vie professionnelle. 

Les jeunes sont-ils moins "fidèles" ?

Faire carrière toute sa vie au sein de la même entreprise ne fait pas rêver les jeunes. D’ailleurs, pour la moitié des managers, "les jeunes sont moins fidèles avec leurs employeurs". Par ailleurs, 59 % d’entre eux jugent les jeunes moins investis dans leur travail. Ils auraient moins de scrupules à quitter une boîte si l’herbe est plus verte ailleurs et sont moins enclins à répondre à un mail ou à un SMS en dehors des horaires de travail. De plus, les moins de 30 ans sont plus réticents à rester plus longtemps au bureau après la fin de leur journée et ils font plus de pause-café. 

S’ils souhaitent partir plus tôt, en revanche, ils n’ont aucun problème à déjeuner sur le pouce. Les repas de deux heures, très peu pour eux, un sandwich et trente minutes à midi leur convient, du moment qu’ils n’ont pas à s’éterniser en fin de journée. Pour Benjamin Muller, les deux générations ne sont pourtant pas irréconciliables. Pour mettre fin à cette querelle des perceptions entre "les anciens et les modernes", tout est une question d’écoute. Surtout, c’est aux entreprises de s’adapter à ces nouveaux modes de vie.


Sabine BOUCHOUL | Chronique de Benjamin Muller

Tout
TF1 Info