Stratégique, calculé, politique… Être en retard est tout un art !

par Sabine BOUCHOUL | Chronique Monique YOUNÈS
Publié le 14 février 2024 à 13h29, mis à jour le 14 février 2024 à 14h06

Source : Bonjour !

Savez-vous qu'arriver en retard et faire attendre l'autre est tout un art ?
Si certains ne viennent pas à l'heure par négligence, pour d'autres, il s'agit d'un calcul ou d'une stratégie.
Monique Younès nous raconte pourquoi il n'y a pas un mais des retards dans Bonjour ! La Matinale TF1.

Il peut être stratégique, le fruit d’une inattention, d’une négligence ou d’une impolitesse. On l’appelle aussi, parfois, le quart d’heure de politesse. Il n’existe pas un retard, mais des retards. D’ailleurs, ne pas arriver à l’heure est tout un art et Monique Younès nous explique ce choix de vie dans Bonjour ! La Matinale TF1

Pourquoi certains sont toujours en retard ?

Est-ce une maladie, une manie ou un genre ? Des études se sont penchés sur les retards pour savoir ce qui se cache derrière cette attitude. Le psychanalyste Neel Burton a démontré, statistiques à l’appui, que les personnes créatives et intelligentes sont plus susceptibles d’être en retard que les personnes non créatives. 

Le retard est aussi une manière de se faire remarquer ou le signe d'une personnalité narcissique. Les retardataires chroniques peuvent avoir besoin de susciter l’attention, l’attente ou le manque. Dans ces cas-là, le retard est un pouvoir. Pour d’autres, le retard est le signe d’une difficulté à organiser ou planifier et leur manque de ponctualité est une mauvaise estimation du temps. D’ailleurs, en 2001, le chercheur en psychologie de l’université de San Diego, Jeff Conte, a expliqué que les retardataires ont une notion du temps différente des autres. D’après son étude, les personnes actives et compétitives perçoivent une minute comme l'équivalent de 58 secondes, quand les autres, voit l’équivalent d'une minute et dix-sept secondes. 

Quand le retard est politique

S’il y a bien un exemple pour illustrer le retard en politique, c’est bien Emmanuel Macron. Le "maître des horloges" est connu pour cumuler les retards lors de ses apparitions publiques, ses rendez-vous ou déplacements. Aurore Bergé avait même concédé que c’était là, son plus grand défaut. Ce sens du retard est très politique. Cela amuse même le président qui se justifie en assénant : "Je ne suis jamais en retard… puisque rien ne doit commencer sans moi". Deux autres présidents avaient la fâcheuse manie de ne pas regarder les horloges, François Hollande et François Mitterrand. D’après ses biographes, il pouvait faire "trois fois le tour du pâté de maisons pour ne pas arriver à l’heure" ou demander à son chauffeur de ne pas rouler trop vite afin de ne pas arriver "pile à l’heure". Une manière d’organiser son retard et donc son pouvoir.


Sabine BOUCHOUL | Chronique Monique YOUNÈS

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