La France fait-elle les bons choix face au virus ?

Confinés jusqu'au 15 décembre ? Ces images montrent le contraire...

V. F
Publié le 2 décembre 2020 à 10h16
JT Perso

Source : TF1 Info

CHOSES VUES - Alors que l'allègement du confinement se voulait très progressif, ça ne semble pas du tout être le cas dans les grandes villes, où les bouchons et la foule dans les transports et les magasins sont déjà de retour.

Est-ce le signe d'un retour à la vie normale ? Mardi matin à 9 heures, 300 kilomètres de bouchons ont été recensés autour de Paris, exactement comme un jour ordinaire. Dans la rue, dans les parcs ou dans les gares, l'affluence est identique. À tel point qu'on peut se demander si nous sommes vraiment toujours confinés. "Tout le monde a une petite liberté, ça y est on revit un peu !", se réjouit ainsi une Parisienne.

Les restrictions semblent déjà loin, et pourtant le confinement, même s'il est de moins en moins appliqué, est toujours en vigueur au moins jusqu'au 15 décembre. Même chose pour l'attestation de déplacement qui est toujours obligatoire, mais pas de contrôles en vue. "Le premier confinement, j'étais contrôlée très souvent, le deuxième, je n'ai jamais été contrôlé", constate une autre riveraine.

J'allais récupérer mes achats de Noël car j'essaie d'anticiper le plus possible, et éviter qu'il y ait trop de monde.

Un Parisien

Depuis samedi, les commerces dits "non essentiels" ont rouvert partout en France, et c'est sans doute la raison de cette affluence. Résultat, devant les grands magasins, même si les touristes étrangers ont disparu, certains Parisiens en profitent pour boucler leurs cadeaux en cette période de fêtes. "Aujourd'hui, j'allais récupérer mes achats de Noël car j'essaie d'anticiper le plus possible, et éviter qu'il y ait trop de monde", explique un riverain. "Dans les boutiques, il y a quand même pas mal de gens, moi y compris. Étant donné que c'est ouvert, j'y vais quand même", renchérit un autre.  

Même sentiment à Évreux, en Normandie, où la vie semble comme avant, à quelques détails près. "Il y a toujours le port du masque donc ça nous rappelle à l'ordre. Moi, je me revois l'été à faire la fête avec les copains, ben là on va attendre l'été en espérant que tout aille mieux", avance un habitant.

Comme une impression de déconfinement qui ne dit pas son nomSource : JT 13h Semaine
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Une chose est sûre, depuis quelques jours, notre espace de  liberté s'est élargi à 20 kilomètres, et la durée de nos sorties s'est allongée, passant d'une à trois heures. "On a quand même l'espace et le temps avec les trois heures parce qu'une heure c'était pas possible, on ne peut pas faire grand-chose en une heure. On peut revivre, donc c'est beaucoup mieux", confirme une joggeuse.

 

Pour autant, même si on assiste à un déconfinement qui ne dit pas son nom, Emmanuel Macron l'a martelé, les restrictions ne seront véritablement assouplies dans deux semaines qu'à une seule condition : que le nombre de contaminations soit inférieur à 5.000 par jour. 


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