Des opposants à la chasse ont manifesté samedi à Laillé où un automobiliste a été mortellement touché par un tir récemment. Les chasseurs, eux, soulignent qu'ils sont les premières victimes de ces accidents et qu'ils ont intérêt à sécuriser leur pratique.

Une vingtaine de chasseurs participent à des jours de battues aux grands gibiers dans les collines de Cotignac (Var). Comme à chaque fois, les règles et les consignes de sécurité sont rappelées. "On a quand même des armes à feu entre les mains. On doit être très vigilant, on doit axer primordialement sur la sécurité, on ne doit jamais tirer si on n'est pas sûr de savoir où la balle peut frapper", précise Adrien Dovetta, président de l'association des jeunes chasseurs du Var, administrateur de la Fédération départementale des chasseurs du Var.

Tous les participants ont l'obligation de porter un gilet orange pour être visible. Il est aussi impératif de baliser la zone de chasse avec des panneaux pour prévenir les autres usagers de la forêt. Une fois à leur poste, les chasseurs doivent respecter une règle stricte : toujours tirer vers le bas sur un animal visible et dans un angle de 30°C. Ce jour-là, les chiens aboient au loin, ils étaient derrière un sanglier, mais cette fois, les chasseurs n'ont pas pu tirer.

Mais ces précautions sont-elles suffisantes pour rassurer les promeneurs ? Ces derniers sont réticents et exigent encore plus de mesures pour éviter les accidents de chasse. En France, entre 2019 et 2020, il y a eu 141 accidents de chasse. Un chiffre qui a diminué de 39% en vingt ans.

TF1 | Reportage V. Capus, C. Guérard


La rédaction de TF1info

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