Certaines communes utilisent le bois pour se chauffer.
Exemple à Whestoffen, village alsacien qui a investi dans une chaudière collective, gérée par ordinateur.
Le 20h de TF1 s'est intéressé à ce système économe permettant d'alimenter 18 bâtiments.

Des plaquettes de bois déchiquetées, c’est un combustible facile à trouver et surtout pas cher. Son prix imbattable de 20 euros le mètre cube, a permis de stopper l'envolée des coûts. "On en a aujourd'hui pour un peu plus de 30.000 euros de plaquettes, on en aurait aujourd'hui entre 150.000 et 200.000 euros de fiouls", se réjouit Pierre Geist, maire de Whesthoffen (Bas-Rhin), content des profits réalisés. "Avec ce qui se passe actuellement, c'est une très très bonne affaire", ajoute-t-il.

Deux silos assurent un mois de tranquillité. À Westhoffen, on a vu les choses en gros, les bâtiments communaux ont été isolés avant d’être reliés au circuit de chauffage, la mairie bien sûr, mais aussi la bibliothèque, la salle polyvalente, et même les lieux de culte.

Coût du système : 2 millions d'euros

Avant, l'église Saint-Martin avait sa propre chaudière et devait remplir la cuve assez frais. Désormais, elle bénéficie "d'une chaleur beaucoup plus homogène", comme le souligne Marie-Paule Willem, présidente du Conseil Presbytérale du village.

Elle est surtout gratuite car la commune est généreuse, ainsi la salle polyvalente est mise à disposition des associations de la commune. Il n’y a pas de subvention, mais des locaux chauffés, gratuits, même par grand froid.

Le cœur du système est une chaufferie à deux millions d’euros, qui alimente aujourd’hui 18 bâtiments. Tout est géré par ordinateur. Et une modularité permet de ne chauffer que quand c’est nécessaire, un service à la carte.

L'objectif du maire est d'investir les économies réalisées dans des panneaux photovoltaïques et parvenir à l'auto-suffisance pour le chauffage de tous les édifices publics.


TF1 | Reportage Jacques Rieg-Boivin, Laurence Claude-Pierre

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