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Chef-d'oeuvre : la France miniature de Louis XIV

TF1 | Reportage M .Dupont, D. Blondeau
Publié le 16 avril 2022 à 20h36, mis à jour le 19 avril 2022 à 13h49
JT Perso

Source : JT 20h WE

Les toits des Invalides consacrent un étage entier aux maquettes utilisées par Louis XIV pour préparer ses batailles.
De gigantesques paysages de bois d'une précision étonnante qui n'avaient rien à envier aux cartes numériques d'aujourd'hui.

Prendre de la hauteur tout en restant les pieds sur terre. Sous les toits des Invalides, on a rétréci la France au 1/600 : un petit centimètre pour six mètres de territoire. 26 plans en reliefs sont exposés comme des bouts de France. Des maquettes commandées par le ministre de la Guerre de Louis XIV, il y a plus de trois siècles. Villes fortifiées, places fortes, bastions, de l'Atlantique à la Méditerranée... Un survol en trois dimensions de la défense du pays pensée par Vauban au XVIIIe siècle. Des maquettes qui avaient avant tout une vocation stratégique.

Selon Isabelle Warmoes, responsable des collections du musée des plans-reliefs à Paris, "ça permettait au roi, sans qu'il ait à se déplacer, d'avoir une vision de ces villes qui défendaient les frontières du royaume. Son ministre de la Guerre et ses chefs militaires se retrouvaient autour de ces maquettes pour projeter des campagnes militaires. Donc, ça relevait vraiment du secret-défense".

Montrer la puissance du royaume

La plus grande maquette représente Bayonne et mesure 60 mètres carrés. Il s'agit d'un véritable puzzle en bois composé de 28 pièces qu'on appelle des tables et dont les contours disparaissent en épousant au millimètre les cours d'eau ou les routes. Sur chaque plan-relief, comme celui d'Antibes, un vrai travail d'orfèvre à vocation aussi diplomatique. "On ouvrait la galerie des plans reliefs aux souverains étrangers pour leur montrer la puissance du royaume de France", a expliqué Isabelle Warmoes.

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Alors, pas question de décevoir le roi. Il fallait souvent plus de deux ans pour réaliser un plan en relief. On utilisait du fil de soie teinté aux couleurs de la végétation, puis haché pour obtenir de la poudre colorée que l'on saupoudrait ensuite sur le décor. Mais aussi quelques outils surprenants. À cette époque, ni photo, ni avion, ni drone pour ces vues aériennes. Alors comment réaliser ce petit miracle ? Comment respecter au détail près le relief, la taille ou la perspective ? Éléments de réponse dans le reportage en tête de cet article.


TF1 | Reportage M .Dupont, D. Blondeau

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