"Convoi de la liberté" : ce mouvement français inspiré des camionneurs canadiens

"Convoi de la liberté : "C'est le convoi de la honte et de l'égoïsme", affirme Clément Beaune

Emilie Roussey
Publié le 9 février 2022 à 21h52, mis à jour le 9 février 2022 à 23h26
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

À l'image du mouvement canadien, des milliers de Français ont partagé leur souhait sur les réseaux sociaux de "rouler sur Paris" ce samedi pour notamment dénoncer les restrictions sanitaires.
Clément Beaune a qualifié "d'irresponsables" les citoyens qui font partie du mouvement.
Il s'agit pour lui d'un "énième épisode des antivax qui sont pour certains cas complotistes".

"Ce ne sont pas des patriotes, ce sont des irresponsables". Invité sur LCI, Clément Beaune, secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, a vivement fustigé mercredi "les convois de la liberté", ces convois de citoyens roulant vers Paris afin de dénoncer les restrictions sanitaires liées à l'épidémie de Covid-19, sur le modèle du mouvement débuté au Canada il y a 12 jours. 

"Ce n'est pas le convoi de la liberté ce convoi-là, c’est le convoi de la honte et de l’égoïsme, ce ne sont pas des patriotes, ce sont des irresponsables", a dénoncé Clément Beaune. Il s'agit pour lui d'un "énième épisode des antivax qui sont pour certains cas à  complotistes qui croient que le vaccin est un complot international."

"Un convoi qui se nomme à l’exact opposé de ce qu’il est"

Le secrétaire d'État a évoqué un mouvement "très grave" puisque des "hospitalisations, des décès, des vies sont en jeu" dans cette pandémie. Face à "ce convoi de la liberté", Clément Beaune a appelé à "répondre avec modération, responsabilité" mais sans "accorder d’importance à un convoi qui se nomme à l’exact opposé de ce qu’il est, ce qui est d’ailleurs un peu paradoxal, de vouloir se prétendre pour la liberté quand le projet, c'est de bloquer la route et la vie des gens." 

Quant aux personnalités politiques qui se sont exprimées à ce sujet et ont considéré les revendications de ces citoyens légitimes, telles que la candidate RN Marine Le Pen ou le député LFI Adrien Quatennens, elles ont "toujours dans cette crise sanitaire étaient irresponsables", a assuré Clément Beaune qui a aussi regretté une "récupération politique" du mouvement. 

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Si certains membres du mouvement expriment aussi des revendications en termes de pouvoir d'achat et de lutte contre la hausse des prix du carburant, Clément Beaune a déclaré ne pas croire à "un mouvement social". "Ne faisons pas passer un mouvement complotiste antivax pour un mouvement social qui exprimerait des souhaits légitimes ou des inquiétudes".


Emilie Roussey

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