Le 20h

Corse : à la découverte du Monte Cinto

Publié le 24 février 2021 à 20h33, mis à jour le 25 février 2021 à 16h23

Source : JT 20h Semaine

Il est comme un phare au nord-ouest de l'île. Le massif du Monte Cinto, le toit de la Corse, se dresse à travers les nuages. Son sommet culmine à plus de 2 700 mètres. En hiver, la météo change tout le temps au gré du vent et des chutes de neige.

Autour du Monte Cinto, on trouve des forêts de pins noirs. Ce matin-là, des cavaliers s'enfoncent sous ces arbres, comme tout droit sortis d'un conte fantastique. Paul-François y monte à cheval depuis vingt ans. Pas un randonneur, ils sont seuls au monde. En redescendant vers l'un des lacs du massif, les cavaliers vont se réchauffer au village de Casamaccioli. Dans ce moulin familial, vieux de trois siècles, Jean-Luc fait griller le figatellu, une saucisse à base de foie et d'abats de cochons. Le Cinto, la vallée du Niolo, c'est toute sa vie. Il nous chante une chanson qui parle de nature et de montagne immaculée.

Ailleurs, dans la vallée d'Asco, nous avons rendez-vous avec cette nature sauvage. Une espèce désormais protégée vit sur les flancs du Cinto depuis des milliers d'années : le mouflon. Unique et précieuse pour la biodiversité, cette espèce très vulnérable vit sur une réserve de 8 000 hectares, presque aussi grande que la ville de Paris. Pierre Benedetti est sensible à cette nature.

Plus bas à l'ombre du massif du Cinto à 1 000 mètres d'altitude, Brigitte gravit une fois par semaine les parois de ce python. Sur son dos, un sac de quinze kilos rempli d'os de moutons. Le plus grand oiseau de ces montagnes se nourrit exclusivement de carcasses. En seulement quelques minutes, le grand gypaète barbu survole la zone. Méfiant, voyant que Brigitte n'est pas seule, il va disparaître. Une vingtaine de ces équarrisseurs des montagnes, comme on les appelle, sont encore présents sur l'île. Leur population est très fragile. Moins de troupeaux en estive, c'est moins de nourriture pour les gypaètes barbus.


La rédaction TF1 Info