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VIDÉO - Blanquer à Ibiza : "Si c’était à refaire, je choisirais un autre lieu", concède le ministre sur TF1

ML
Publié le 19 janvier 2022 à 6h04, mis à jour le 19 janvier 2022 à 9h13
JT Perso

Source : TF1 Info

POLÉMIQUE - Invité du 20H de TF1 mardi, le ministre de l'Éducation a regretté "la connotation" d'Ibiza, sa destination de vacances depuis laquelle il a conçu un protocole scolaire controversé avant la rentrée du 3 janvier. Mais il a critiqué des "polémiques stériles".

"J’ai pris quatre jours de congés et j’ai travaillé pendant ces quatre jours". Jean-Michel Blanquer a tenté ce mardi soir dans le 20H de TF1 d'éteindre la polémique qui flambe autour de sa récente destination de vacances. Lors de l’annonce de son nouveau protocole scolaire controversé dans les colonnes du Parisien le dimanche 2 janvier, à la veille de la rentrée scolaire, le ministre de l'Éducation, alors en congés, se trouvait à Ibiza. Une information révélée par Mediapart et confirmée ensuite par le ministère de l’Éducation. 

Étrillé par les oppositions, qui demandent pour certaines sa démission, ce choix de destination a également soulevé une indignation sur les réseaux sociaux, tandis que le ministre est déjà mis à mal par une grève de professeurs qui a été très suivie samedi 15 janvier. Sur TF1, le ministre a présenté des excuses en demi-teinte. "Je vois bien la connotation qu'a Ibiza, et si c'était à refaire, je choisirai un autre lieu", a-t-il reconnu, avant toutefois d'ajouter : "Au fond, ça ne changerait rien". Un peu plus tôt, il avait affirmé à l'Assemblée regretter "la symbolique" de ce choix.

"C’est très paradoxal pour moi d’être sur le banc des accusés"

"Je ne crois pas qu’il y ait là matière à accusation", a-t-il poursuivi. "Par contre, je comprends le symbole qu’est Ibiza - mais l’hiver, ce n'est pas du tout comme l’été. J’étais juste en plein air, en lien avec le gouvernement, le cabinet et les interlocuteurs." Admettant que ce choix de destination était "peut être un peu une erreur", il a toutefois fustigé une opposition politique qui saisit selon lui l'occasion pour le critiquer : "Si on regarde froidement les choses, on ne doit pas non plus tous les jours battre sa couple parce que les adversaires ont envie de vous déstabiliser", a-t-il lancé.

"Le fond de l’affaire, c’est est-ce qu'il est normal ou pas de prendre des vacances pour un membre du gouvernement ? J'en ai pris du 28 décembre au 1er janvier, je crois que personne ne peut penser que c’est complètement anormal", a-t-il par ailleurs affirmé. Le ministre a assuré également avoir respecté les consignes gouvernementales pour ces congés, à savoir ne pas être à plus de deux heures de Paris, être joignable à tout moment et rester en Europe. "Est-ce que M. Blanquer a respecté ces instructions ? La réponse est oui", avait confirmé plus tôt mardi le Premier ministre Jean Castex à des journalistes.

"Est-ce-que les choses auraient changé si j’avais été ailleurs ou à Paris, la réponse là aussi est non", a affirmé par ailleurs Jean-Michel Blanquer, assurant avoir attendu l’avis du Haut Conseil de la Santé Publique au sujet de l'école, rendu le 31 décembre, et travaillé le 1er janvier pour donner un entretien au Parisien et "travailler à la transposition du protocole""Cela fait deux ans que je me donne corps et âme pour l’école ouverte, c'est une chose dont la France peut être fière collectivement", a-t-il poursuivi. Avant de s'irriter : "C’est très paradoxal pour moi d’être sur le banc des accusés alors que je travaille 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 sur le sujet. J’ai pris quatre jours de vacances, j’ai travaillé pendant ces quatre jours".

Quant à la colère des équipes pédagogiques et des parents concernant sa gestion de la crise sanitaire à l'école, "je comprends très bien les difficultés des parents d’élèves, des professeurs, c’est dur ce que nous traversons", a-t-il insisté, mais en refusant d'être pris personnellement comme "le bouc émissaire". Il a affirmé être "ouvert au dialogue social", citant notamment les 5 millions de masques FFP2 promis par le Premier ministre jeudi 14 janvier suite à une concertation avec des syndicats d'enseignants - "des avancées concrètes qui doivent changer le quotidien des gens plutôt que des polémiques stériles", a-t-il commenté. 

Quant à une potentielle démission, réclamée par l'opposition, Jean-Michel Blanquer n'en a donné aucun signe, bien au contraire. "En cette période présidentielle, le mot 'démission' sera prononcé par de nombreux candidats très souvent, je pense qu'il faut garder le sang froid", a-t-il estimé


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