Les agriculteurs ne sont pas les seuls à demander des mesures concrètes, des aides et des allègements de normes.
C’est aussi le cas du secteur du bâtiment.
Les chefs d'entreprises espèrent notamment l'arrêt de la hausse du GNR, comme l'a obtenu le monde agricole la semaine dernière.

Dans un secteur du logement en pleine crise, le Premier ministre veut créer un choc d’offre. Lors de son discours de politique générale, Gabriel Attal a annoncé vouloir permettre aux classes moyennes d’accéder aux logements sociaux. Cette mesure a été saluée par Laurent Vastel, maire (UDI) de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine). "Des tas de jeunes de la ville ne sont pas éligibles aux logements sociaux. Par contre, ils sont trop courts pour arriver à un logement privé. Donc avoir du logement intermédiaire, c'est plutôt une bonne idée", salue l'édile.

Autre annonce, une simplification du Diagnostic de performance énergétique (DPE). À partir de janvier 2025, les logements classés G sont censés ne plus pouvoir être proposés à la location. Cette mesure incite les propriétaires à vendre plutôt que louer, et grippe le marché de l’immobilier. Des précisions seront bientôt apportées par le gouvernement.

Le BTP contre la hausse du GNR

Dans le secteur du bâtiment, lui aussi en crise, les professionnels ont aussi des revendications. Richard Bastet, directeur général de Sofrat, paye une taxe sur le GNR, qui va augmenter d’environ six centimes par litre chaque année jusqu’en 2030. À ce moment-là, il devra payer plus d’un million d’euros par an pour son carburant. Cette taxe a été supprimée pour les agriculteurs, et il ne comprend pas cette différence de traitement. "On veut être traité de manière équitable par rapport à eux. Comme on le dit souvent, les agriculteurs nourrissent les Français. Le BTP, lui, loge les Français", nous dit-il.

Même colère pour ce patron d'une petite entreprise de plomberie-chauffagiste. Il se casse la tête avec des tâches administratives, toujours plus nombreuses. "Nos métiers, ils sont sur le terrain, sur les chantiers, chez nos clients. On aimerait ne pas avoir à passer des heures et des heures à faire des tâches administratives", explique Thierry Laureau, patron de l'entreprise Capeb grande couronne.

 Signe d’un secteur où les difficultés s'accumulent, le bâtiment pourrait perdre 150.000 emplois en deux ans.


La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : Laslo Gelabert, Fabienne Moncelle, Clément Biet

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