Le 20h

De la ville à la campagne : des transports indispensables

Publié le 29 novembre 2021 à 20h19
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Avec le pouvoir d’achat et la santé, les transports sont l'une de vos premières préoccupations. Depuis des semaines, nous partons à votre rencontre pour vous écouter et partager vos expériences. Direction près de Tours.

Gabrielle, 23 ans, habite en Touraine. Mais c'est à Paris, à 250 km de là, qu’elle se rend pour faire ses études en histoire de l'art. “Financièrement, c'est évidemment plus rentable. Je n'ai pas un loyer de 1 000 euros à payer à Paris. J’ai un abonnement qui me permet de me rendre à Paris trois fois par semaine”. Comme elle, ils sont 4 500 Tourangeaux à faire régulièrement les allers-retours dans la journée pour aller travailler. “C'est pratique, c'est du TGV, ça va très vite. Moins d'une heure de Paris”.

Tours est devenue une métropole ultra connectée. Également à moins de 2h de Bordeaux en train, traversé par l’A10 C, largement desservi par les transports en commun, la ville et son réseau attirent les entrepreneurs. C'est le cas de Cyril Bordeaux qui travaille dans l'agencement de magasins. Ses clients sont à Paris, Lille ou Marseille, mais son bureau est ici, car le loyer est attractif. Priorité numéro un dans les investissements de la région, les transports recevront 100 millions d’euros par an dans les 5 prochaines années.

Si la métropole permet une très grande mobilité à ses habitants, c'est beaucoup plus compliqué lorsqu'on s'en éloigne. Dans le village de La Celle-Guenand, un bus relie quotidiennement la commune à Tours. Mais il y a 4 ans, la ligne a été purement et simplement supprimée malgré les pétitions et l'opposition du maire. “Ils ne nous ont rien proposé à la place, même pas un point passage tous les 2, 3 jours, c'était carrément le l'arrêt complet”. Cette décision pénalise les anciens usagés à l'image d’Éliane. À 88 ans, elle vit seule et n'a pas le permis. Pour aller chez le médecin ou faire ses courses, Éliane n'a d'autres choix que de se tourner vers son voisin Anne-Claude. “Ce que je redoute le plus, c'est quand je ne pourrai plus conduire. J'avoue que ça me hante”.

Pour compenser la fermeture des lignes moins rentables, la région subventionne un transport à la demande. Un service encore assez méconnu, mais qui compte quelques habitués comme Jean-Pierre. “On ne pourrait pas s'en sortir sans ça”. Certaines initiatives viennent du secteur associatif. Le réseau Pouce veut par exemple réhabiliter l'auto-stop en s'inspirant des applications d'autopartage. Avec 3 000 communes partenaires dans 5 régions, il est possible de réserver un trajet gratuit sur son téléphone portable ou tout simplement de se placer sous un panneau et lever le pouce.

TF1 | Reportage C. Adriaens-Allemand, B. Hacala, O. Stammbach, F. Couturon, J.L Perez, T. Gippet


La rédaction de TF1info

Tout
TF1 Info