VIDÉO - De mystérieux cadeaux déposés dans la rue : le mouvement insolite des distributeurs de bonheur

par Virginie FAUROUX | Reportage TF1 : Alizé Calvo et Alix Ponsar
Publié le 31 janvier 2024 à 22h46

Source : JT 13h Semaine

Depuis plusieurs semaines, des chenilles tricotées à la main ont fait leur apparition dans les rues de nos régions.
C'est une initiative originale lancée par un mouvement qui prône la générosité gratuite.
L'objectif est simple : donner du baume au cœur à celui qui les trouve.

Pour chasser le blues hivernal, et si on s'offrait un peu de bonheur ? C'est la vocation des mystérieuses créatures colorées et souriantes dont vous avez peut-être déjà croisé le chemin au détour d'une rue. À chaque découverte, la même question : que renferment ces intrigants sachets ? "C'est pour nous faire sourire", suppose la détentrice de l'un de ces chenilles tricotées. 

"Emporte-moi, garde-moi ou donne-moi"

À y regarder de plus près, il y a des instructions : "Si j’ai mis un sourire sur ton visage, emporte-moi, garde-moi ou donne-moi", peut-on lire. Un mantra prôné par le mouvement "Générosité gratuite crochet France et pays francophones" à l'origine de ces présents insolites disséminés dans les rues de plusieurs régions, tels les cailloux du Petit Poucet. Une façon de retrouver le chemin de la bonne humeur. 

Flo est l'une des premières adeptes de ce mouvement. Depuis un an, elle disperse ses créations de manière anonyme dans les lieux publics. "C'est des fins de pelotes en général qu'on utilise pour faire ça, donc ça coûte rien du tout. Après, on met le sachet, le petit mot et puis ça fait plaisir", dit-elle dans le reportage du JT de TF1 en tête de cet article. Libre aux curieux qui les trouvent de la remercier en partageant une photo de leur chenille sur les réseaux sociaux. 

Des photos que la créatrice du groupe, Stéphanie Lachenaud, voit défiler par centaines tous les jours. "Trois petites chenilles adoptées à Brive-la-Gaillarde, à Viroflay aussi. Là, ça commence à venir un peu dans la région parisienne quand même. Ça séduit beaucoup et souvent, on a des gens qui trouvent et qui disent : 'je vais me remettre au crochet ou je vais apprendre le crochet'. Parce que le sentiment qu'ils ont ressenti en trouvant l'objet, ils ont envie de le faire partager aussi", explique-t-elle. 

Justement, à 500 km à l’est, près de la forêt de Sénart, Alexandra Choquet Jousse, une nouvelle membre, se lancent dans la confection de ces créatures avec sa fille. "Offrir sans avoir quelque chose en retour, je pense que c'est une belle leçon de vie en ce moment", approuve la mère de famille. Dernière étape : les emballer, puis les cacher dans leur commune. "On va voir qui va la trouver. Elle est prête à prendre son envol", poursuit-elle. Maintenant, elles espèrent toutes les deux que leurs créations quitteront la région parisienne pour voyager le plus loin possible.


Virginie FAUROUX | Reportage TF1 : Alizé Calvo et Alix Ponsar

Tout
TF1 Info