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Une montagne de près de 20 mètres : l’appel à l’aide d’une commune du Var face à une décharge géante

Léa Tintillier | Reportage TF1 Kevin Berg, Sonia Boujamma
Publié le 8 août 2022 à 17h50, mis à jour le 8 août 2022 à 17h56
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Depuis près d’un an, les habitants de Puget-sur-Argens vivent à côté d’une décharge devenue illégale.
Ils se retrouvent quotidiennement dans la poussière et déplorent des conditions de vie dégradées.
Le maire a déposé un recours devant la justice.

À Puget-sur-Argens, dans le Var, les habitants ne supportent plus la montagne de déchets à côté de leur maison. À l’instar d’Agnès Grima qui en a une vue imprenable depuis son balcon. "Tout ce que vous avez, c’est de la poussière. On est envahis de poussière", peste-t-elle, dans le reportage du 13H de TF1 en tête de cet article. 

Cette décharge, qui concasse des matériaux en sable fin, a aussi des conséquences sur la santé des habitants. "Moi, je suis déjà fragile des poumons, donc ça m’empêche de respirer. Quand il y a trop de poussière en suspension, je ne peux plus respirer", poursuit Agnès. Partout chez elle, à l’extérieur comme à l’intérieur, la poussière s’infiltre. "Les deux box tombent en panne régulièrement. Elles sont pleines de poussière, les télécommandes sont sales, tout est sale", se désole la retraitée. 

Autorisée au départ, cette décharge a pris tellement d’ampleur qu’elle est désormais illégale. Les débris, qui arrivent de différents chantiers de la région, s’amassent. Aujourd’hui, ils forment une montagne de près de 20 mètres de haut. 

Une enquête judiciaire ouverte

Pour l’entreprise de transport voisine, les conséquences économiques de ce surplus de poussière inquiètent. "Le problème, c’est qu’on ne peut plus travailler certains produits en logistique. On ne peut plus les prendre parce qu’il y a trop de poussière et le client n’accepterait pas d’avoir de la marchandise altérée comme ça", affirme Jacques Duquesnoy, directeur général de l’entreprise. 

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Face au désarroi de ses habitants et de ses entreprises, la commune s’est mobilisée. Une enquête judiciaire a été ouverte. "Quand ils sont en exploitation, c’est invivable. Il n’y a qu’à regarder autour, l’épaisseur de poussière est incroyable et encore, il fait beau, mais quand il pleut, c’est de la bouillasse partout", explique Jean-François Moissin, premier adjoint au maire de la commune. Des recours ont été déposés. Un jugement devrait fixer l’avenir de cette montagne artificielle début novembre. 


Léa Tintillier | Reportage TF1 Kevin Berg, Sonia Boujamma

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