Le 20h

14-Juillet : les secrets du nouveau treillis des militaires français

La rédaction de LCI
Publié le 14 juillet 2021 à 8h42
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

ÉQUIPEMENT – S’ils sont 5000 à défiler sur les Champs-Élysées en ce jour de Fête nationale, ils sont bien plus à risquer leur vie en mission le reste de l’année. Pour les accompagner sur le terrain, l’armée a donc conçu un nouveau treillis dont le 20h de TF1 vous révèle les secrets.

Il a mis près de deux ans à être conçu et sera porté par l’ensemble des militaires français en 2024. Si à première vue, le treillis F3 ne se distingue pas beaucoup de son prédécesseur, il représente une mini-révolution technologique. 

"En 2010, c’est l’époque de l’Afghanistan. C’est une tenue de combat qui est en coton polyester et qui brulait. La grande évolution, c’est l’apparition de matériaux thermostables pour protéger les combattants des munitions incendiaires. On a amélioré le confort et la perméabilité à l’air", explique Kari, ingénieur textile auprès du Commissariat des Armées.

Un treillis ignifuge, plus résistant et moins détectable

Afin qu’il réponde à toutes les contraintes liées aux situations de combats, la résistance du treillis a été testé dans un laboratoire de l’armée à Angers. Dans chaque nouveau lot produit, un sur mille est sacrifié pour n'avoir aucun doute sur ses qualités, notamment sa résistance au feu. "On constate qu’il n’y a pas eu de propagation de la flamme, il n’y a pas eu d’incandescence et il n’y a pas non plus de formation de trou donc le tissu est conforme", vante Delphine, technicienne textile auprès du Commissariat des Armées. 

Le treillis serait aussi trois à quatre fois plus résistant qu'une simple chemise. Il permettrait un meilleur camouflage aux soldats, efficace de jour comme de nuit. En effet, il serait beaucoup moins détectable même si l'ennemi utilise des jumelles de visions nocturnes. Enfin, le treillis est plus léger, respirant, déperlant et même, anti-moustique.

Réservé aux professionnels, il couterait une centaine d’euros à fabriquer. Il représente cependant une infime partie du matériel de protection des militaires, que l’armée cherche sans cesse à améliorer. 

"Arrêter une munition, c’est relativement simple. Après ce qu’on va chercher, c’est à réduire les effets indésirables, donc les effets d’impacts, les effets de chocs sur le corps", explique Emmanuel, ingénieur civil de défense. Une innovation poussée toujours plus loin, mais qui ne rend pas les soldats invulnérables. En 2020, 10 soldats sont morts pour la France.


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