Élèves décrocheurs : à quoi vont ressembler les internats éducatifs du gouvernement ?

par La rédaction de TF1 | Reportage : Matthieu Desmoulins et Sonia Boujamaa
Publié le 22 avril 2024 à 10h34, mis à jour le 22 avril 2024 à 12h28

Source : TF1 Info

L'une des pistes avancées par Gabriel Attal pour faire face à l'ultra-violence chez les adolescents concerne la mise en place d'internats dédiés aux jeunes les plus difficiles.
Ce dernier inaugurera une structure en ce sens ce lundi à Nice.
Objectif : accueillir certains élèves perturbateurs lors de stages pendant les vacances scolaires.

Le Premier ministre Gabriel Attal a confirmé jeudi sa volonté d'envoyer en internat des jeunes "à la dérive" pour les couper des "mauvaises fréquentations", durant les vacances ou une année entière. Dans ce contexte, il inaugure ce lundi 22 avril à Nice (Alpes-Maritimes) une structure destinée à accueillir certains élèves perturbateurs lors de stages pendant les vacances scolaires.

"C'est une volonté de pouvoir les changer de cadre de leur permettre de bénéficier d'un espace structurant et puis de les sortir aussi de lieux où leurs fréquentations ne leur permettent pas d'évoluer positivement", explique dans le reportage en tête de cet article, Hervé Beauvais, proviseur du lycée du Parc impérial où avait lieu dimanche les derniers préparatifs avant l'arrivée de nouveaux pensionnaires. 

Au programme de ces deux prochaines semaines : réveil sportif, soutien scolaire, cours d'éducation civique, le tout en uniforme et avec un encadrement des plus stricts. "Il y a des enseignants de l'Éducation nationale, des intervenants de la protection judiciaire de la jeunesse, la gendarmerie, il y a l'armée", précise encore ce dernier.

Ce dispositif inédit en France sera bientôt généralisé avec l'objectif d'un internat de ce type dans chaque département et à chaque vacances. Mais en parallèle, le gouvernement planche sur une autre formule, valable cette fois-ci pendant toute l'année scolaire. Objectif : permettre à une jeune avec de mauvaises fréquentations de faire sa scolarité dans un internat d'une autre région par exemple et donc de s'éloigner de son environnement à chaque fois sur la base de volontariat des familles. À noter toutefois que ces nouvelles formules n'impliquent pas la création de nouveaux établissements, 50.000 places d'internats étant aujourd'hui vacantes en France.

"Déjà au 19ᵉ siècle, le pensionnat n'était pas une boite hermétique, mais là avec les réseaux sociaux, l'interne peut assez facilement avoir des contacts avec l'extérieur, si le jeune n'adhère pas, finalement, il va reproduire le comportement qu'il peut avoir en dehors de l'internat dans l'internat même", juge Audrey Boulin, maitresse de conférence en sciences de l'éducation spécialiste des internats à l'université Cergy-Pontoise.


La rédaction de TF1 | Reportage : Matthieu Desmoulins et Sonia Boujamaa

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