En Nouvelle-Calédonie, la nuit de jeudi a été un peu plus calme que les précédentes selon les autorités.
Mais des quartiers de Nouméa restent hors de contrôle.
Sur place, 1 000 policiers et gendarmes doivent arriver en renfort.

Les autorités se sont réjouies vendredi d'un recul des violences en Nouvelle-Calédonie désormais sous état d'urgence, au cinquième jour des émeutes causées par une réforme électorale contestée par les indépendantistes. Si les barrages des émeutiers sont peu à peu abandonnés, trois quartiers de Nouméa échappent toutefois encore au contrôles des autorités, à savoir Kaméré, Montravel et la Vallée du Tigre.

Les véhicules de la gendarmerie patrouillent afin de libérer les grands axes de circulation autour de la capitale. Mais les pillages continuent. Derrière un entrepôt en flamme à Dumbéa, on voit distinctement dans le reportage en tête de cet article plusieurs personnes dérober des cartons stockés dans des conteneurs. Un peu plus loin, un commerce est en feu. 

Dans un autre quartier, des émeutiers paradent à bord d'un véhicule de police volé. Face à ces provocations, les habitants craintifs maintiennent leurs barrages. 

Certains commerces sont défendus par des habitants, comme cet homme. Il préfère ne pas montrer son visage et dit attendre les renforts des forces de l'ordre. Le couvre-feu reste en vigueur, toutes les communautés appellent au calme. Les autorités, elles, demandent aux groupes d'autodéfense de rester dans leurs quartiers pour éviter toute violence.


La rédaction de TF1 Reportage - Benoit Christal

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