Macron, Hollande et Sarkozy réunis ce dimanche à Toulouse, dix ans après les attentats de mars 2012

Antoine Llorca avec l'AFP
Publié le 20 mars 2022 à 7h38
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Source : JT 20h Semaine

Dix ans après les attentats commis par le terroriste Mohamed Merah, Toulouse rend hommage aux sept victimes.
Emmanuel Macron, François Hollande et Nicolas Sarkozy seront présents, accompagnés par le président d’Israël, Isaac Herzog.

Emmanuel Macron se rend ce dimanche à Toulouse aux cérémonies de commémoration du dixième anniversaire des attentats perpétrés par le terroriste Mohamed Merah qui avaient fait sept morts, en présence du président d'Israël, Isaac Herzog, ainsi que de François Hollande et Nicolas Sarkozy.

Près de 2.000 personnes ont été invitées pour ces cérémonies organisées par le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (Crif). Emmanuel Macron avait indiqué qu'il acceptait l'invitation dans un discours lu lors du dîner du Crif fin février à Paris, en appelant à une "mobilisation générale de toute la société" pour lutter contre l'antisémitisme, et promettant de "continuer le combat" "sans relâche".

Le président français et son homologue israélien doivent déposer une gerbe dans la cour de l'école Ohr Torah (anciennement école Otzar Hatorah), au pied de "l'Arbre de vie", un monument en hommage aux victimes. Emmanuel Macron et Isaac Herzog se rendront ensuite dans une salle de concert du centre-ville de Toulouse, la Halle aux grains, où aura lieu une cérémonie d'hommage aux victimes des tueries de mars 2012.

En mémoire des victimes, plusieurs textes seront lus par leurs amis et des membres de leurs familles, puis le président de l'État d'Israël et le président de la République prononceront des discours. Plusieurs autres temps forts sont prévus pendant la journée, hors la présence des chefs d'État, notamment un rassemblement d'anciens élèves de l'école, une table ronde sur la radicalisation et les fractures de la société française ainsi qu'une pièce de théâtre jouée dimanche soir.

Il y a dix ans, le terroriste semait la mort

Il y a dix ans, la série d'attaques de Merah avait généré l'effroi et la sidération en France. Le 11 mars, à Toulouse, un militaire du 1er Régiment du train parachutiste, Imad Ziaten, 30 ans, était le premier à tomber d'une balle dans la tête. Le 15, trois militaires sont visés alors qu'ils retirent de l'argent devant la caserne du 17e Régiment du génie parachutiste à Montauban : Mohamed Legouad, 23 ans, et Abel Chennouf, 26 ans, sont tués. Loïc Lieber, un Guadeloupéen de 28 ans, restera tétraplégique.

Le 19 mars, l'affaire prend une autre tournure. Deux enfants, Myriam Monsonego, 7 ans, et Gabriel Sandler, 3 ans, sont abattus à bout portant dans la cour de récréation de l'école juive Ozar Hatorah de Toulouse. Quelques secondes plus tôt, Arié Sandler, 6 ans, et son père Jonathan Sandler succombaient aux balles du tueur casqué.

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Plusieurs centaines d'enquêteurs sont mobilisés pour identifier l'auteur qui a basculé dans le fondamentalisme lors de séjours en prison, mais est passé sous les radars de l'antiterrorisme. Dans la nuit du 20 au 21 mars, les policiers lancent une opération pour l'interpeller, mais le RAID se heurte à une résistance inattendue chez le suspect qui ouvre le feu à travers la porte de son appartement.

Des négociateurs de la police parlementent avec le jeune délinquant, qui revendique les trois attentats au nom d'Al-Qaïda. Le siège durera trente heures, jusqu'à l'assaut au cours duquel il est abattu. 


Antoine Llorca avec l'AFP

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