Lundi, le chef de l'État recevra quelque 200 Français tirés au sort pour participer à la convention citoyenne sur la fin de vie.
Vraisemblablement, Emmanuel Macron ne se prononcera pas dans la foulée de cette rencontre sur une évolution ou non de la loi.

Le président l'a dit jeudi 30 mars, le pays doit "avancer", et ça malgré la crise sociale et politique provoquée par l'adoption de la controversée réforme des retraites. C'est pourquoi Emmanuel Macron reçoit lundi les membres de la convention citoyenne qui ont réfléchi à la possibilité de légaliser l'euthanasie ou le suicide assisté pour "tracer la suite" du processus, a fait savoir l'Élysée. "Le président leur dira quelle suite il entend réserver à leurs travaux majeurs", a dit l’Élysée à l'AFP, tout en rappelant que la réflexion de ces quelque 200 Français tirés au sort s'inscrivait "dans un cadre de consultations plus larges".

Le débat se poursuivra

Cette convention citoyenne voulue par le président Macron planche depuis trois mois et doit conclure ses travaux ce week-end. La teneur de son avis au gouvernement ne fait guère de doute. À plusieurs reprises, ces citoyens se sont majoritairement exprimés, lors de votes intermédiaires, pour la légalisation d'une forme d'aide active à mourir en dernier recours, selon des modalités qui restent à définir.

Plusieurs ministres et interlocuteurs récents d'Emmanuel Macron ont prévenu qu'il considérait ces travaux comme une étape importante de sa réflexion, mais qu'il entendait laisser le débat se poursuivre encore. Ils ne s'attendaient donc pas à ce qu'il tranche dès ce lundi pour ou contre une évolution de la loi. La position du président reste une inconnue, tant il a pris soin ces derniers mois de ne rien dire de ses intentions.


Antoine LLORCA avec l'AFP

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