DOCUMENT – Les urgences de l’hôpital Nord de la ville accueillent deux fois plus de patients que la moyenne nationale. En première ligne face à la violence et à la détresse sociale, comment les soignants font-ils face ?

Au cœur des quartiers nord de Marseille, minés par la pauvreté et le trafic de drogues, l’hôpital Nord est sur le front. En première ligne, les urgences et la réanimation font face à la détresse sociale, mais aussi au déferlement de violences, comme la terrible guerre des gangs qui ensanglante la ville. On recense 49 morts l’année dernière, quatorze de plus que l’année dernière.

Pour tenir sous ce feu quotidien, les soignants se doivent d’être solides et soudés. Leur devise c’est : “Hôpital Nord, hôpital fort”. Les équipes ont quelques minutes à peine pour souffler, car le ballet des pompiers et des ambulances ne s’arrête jamais, de jour comme de nuit, lorsque les tensions de la ville sont les plus fortes, malgré le calme apparent.

Le quotidien du service réanimation reste les accidentés de la route. Mais l’autre réalité du service, c’est aussi des patients criblés de balles, certains emmenés par leurs amis, parfois même jetés dans la salle d’attente des urgences. À chaque fois, les soignants contactent la police pour éviter que les règlements de compte ne se poursuivent dans l’hôpital.

Cet extrait vidéo est issu du replay de Sept à Huit, émission d’information et de reportages hebdomadaire diffusée sur TF1 et présentée par Harry Roselmack. 7 à 8 propose 3 à 4 reportages sur l’actualité du moment : politique, faits divers, société ou encore évènements internationaux.


La rédaction de TF1info

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