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Espèces envahissantes : comment s'en débarrasser ?

Publié le 11 juin 2022 à 20h27, mis à jour le 11 juin 2022 à 23h40
JT Perso

Source : JT 20h WE

On se passerait bien de certaines espèces invasives, un danger pour les autres et une nuisance pour l’homme. Elles seraient près de 900 répertoriées. Dans notre pays, une équipe a été spécialement créée pour les neutraliser.

Bottes, masque, gants, combinaison obligatoire pour tout le monde. La brigade s’apprête à affronter la berce du Caucase, une herbacée, appelée exotique envahissante qui s’étend sur une surface grande comme un terrain de football, en pleine zone industrielle. Importée d’Asie, il y a un siècle comme plante d’ornement, il est actuellement impossible de s’en débarrasser sans faire appel à une équipe spécialisée.

Une brigade unique en France intervient aussi, bénévolement, chez les particuliers. Ce samedi, Philippe Debruyne a fait appel à leur service. La mare, au fond de son jardin, est envahie par une plante achetée il y a quelques années en jardinerie. Si elle est actuellement interdite de vente en magasin, il faudra plusieurs années pour arriver à l’éliminer du point d’eau.

Ces espèces envahissantes sont introduites volontairement ou parfois par accident. Il peut s’agir de plantes, d’animaux, ou encore de crustacés. À l’autre bout de la France, à Canet-en-Roussillon, depuis deux ans, le crabe bleu fait régner la terreur dans les étangs. Tout droit venu d’Amérique du Nord, dans les ballasts des bateaux. Depuis son arrivée, il n’y a plus aucune anguille dans les filets d’Yves car ceux-ci sont détruits par le crustacé agressif. Son prédateur prolifère. Il est impossible de l'éradiquer. Alors la région a lancé un grand plan de financement.

“On travaille encore pour essayer de mettre en place une filière”, avance Thomas Sérazin, chargé de mission CRPMEM Occitanie. Une filière qu’il faut créer de zéro. Si l’anguille était très prisée des restaurateurs, le crabe bleu leur est totalement inconnu. Pourtant, riche en goût, certains chefs ont pris les devants et commencent à le proposer au menu. Pour que la clientèle s’y intéresse, Christophe Perrin, propriétaire de “Le Can Marcel”, le propose régulièrement à la dégustation. Des étangs aux assiettes, il faudra encore du temps pour que l’espèce soit sur toutes les cartes.

T F1 | Reportage L. Merlier, N. Clerc, S. Humblot


La rédaction TF1 Info

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