Les victimes de l'explosion de la rue de Trévise attendent d'être indemnisées depuis trois ans. Un accord vient d'être trouvé avec la ville de Paris à l'issue d'un long combat.

Sa survie tient du miracle. Ameroche Tahir-Kaci est un rescapé. Le 12 janvier 2019, il buvait un café avec des collègues juste en face du 6 Rue de Trévise. En quelques secondes, une fuite de gaz a fait basculer sa vie à jamais.

"Des fois la nuit, je me réveille en sursaut. L'immeuble de la rue Trévise, la rue, les pompiers morts, tous les gens qui crient, les verres partout, les gens qui sortent en petite culotte, pieds nus dans les morceaux de verre... Je pensais qu'on ne voyait ça que dans les films, j'en étais persuadé. Je peux vous garantir que les images restent gravées des mois et des mois dans les yeux", confie-t-il à TF1.

Ce technicien de maintenance comme d'autres grièvement blessés dans l'explosion ce jour-là, n'ont toujours pas pu reprendre leur travail. Les 400 victimes recensées, dont certaines sont encore relogées de façon très précaire, ont enfin obtenu gain de cause lundi. Un accord a été trouvé sur une convention financière. Un premier pas tardif mais crucial vers le versement d'indemnisation.

"C'est une étape, mais on regrette que ça ait mis trois ans et surtout quand on prend le cas des victimes, des orphelins, des victimes devenues handicapées, toutes ces personnes qui sont en attente de cette signature. Trois ans, c'est long", s'est exprimée Linda Zaourar, présidente de l'association "Victimes et rescapés de l'explosion de la rue de Trévise.

TF1 | Reportage G. Brenier, O. Stammbach


La rédaction de TF1info

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