Dans l'Hexagone, 20% de l'eau potable serait perdue en raison de fuite.
Parmi les départements les plus concernés, figure le Cantal.

Sous les routes départementales se cachent parfois des conduites vieilles de près 100 ans. Le réseau est parfois vétuste avec ses problèmes d'étanchéité, de joints et de fuite. Alors, 20 % de l'eau potable n'arrive pas jusqu'à nos robinets, notamment en milieu rural. À Saint-Mamet-la-Salvetat, 1 500 habitants, la municipalité compte quatre kilomètres de canalisation. Et chaque fois que la commune fait des travaux, elle répare les conduites. Car avant cela, la commune perdait un tiers de son eau potable.

Avoir de meilleurs rendements, c'est prélever moins d'eau en milieu naturel. Mais pour les petites communes, l'investissement est colossal. La mairie de Saint-Mamet-la-Salvetat doit, par exemple, débourser près de 800 000 euros pour refaire ses quatre kilomètres de canalisation. Alors, pour éviter ses pertes, les communes s'organisent. Dans certains villages, le réseau d'eau potable est désormais sous très haute surveillance, notamment la nuit grâce à des capteurs de débit.

En cas de fuite, le Conseil départemental a un service dédié à l'eau. Alors, les spécialistes peuvent trouver quasiment aux mètres près l'endroit de la fuite. Dans notre pays, les fuites d'eau potable sont un enjeu très important puisque près d'un milliard de mètres cube est perdu chaque année, soit l'équivalent de la consommation d'une région comme l'Île-de-France.

TF1 | Reportage G. Frixon, E. Vinzent, C. Olive


La rédaction de TF1info

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