Le maire de Marseille a annoncé ce mercredi qu'il éteindrait les lumières de l'hôtel de ville en hommage aux "victimes civiles" de Rafah.
Plusieurs autres édiles lui ont emboité le pas.

Un petit geste face à un évènement qui a choqué la planète. Après la récente frappe israélienne sur un camp de réfugiés à Rafah - une attaque qui a suscité l'émoi et l'indignation de la communauté internationale -, le maire de Marseille Benoît Payan s'est insurgé sur les réseaux sociaux. "L'horreur des frappes meurtrières sur Rafah nous révolte et nous touche au plus profond de notre humanité. J'ai décidé d'éteindre les lumières de l'hôtel de Ville en mémoire de toutes les victimes civiles de Gaza, ce soir à 22h", a-t-il écrit. "J'appelle tous les Maires de France à en faire de même", a-t-il demandé. 

Lyon, Rennes, Bordeaux et Strasbourg suivent le mouvement

L'élu de la cité phocéenne a visiblement été entendu puisque les édiles de la plupart des grandes villes françaises ont pris une initiative similaire. "Ne détournons pas les yeux de Rafah. Ces images de dévastation indignent et touchent chacun d’entre nous", abonde ainsi le maire de Lyon, Grégory Doucet. "J’ai décidé, aux côtés de Marseille, d’éteindre l’Hôtel de Ville de Lyon ce soir à partir de 22h. En mémoire des victimes civiles de Gaza", ajoute-t-il. 

Même son de cloche du côté de Johanna Rolland (Nantes), Jeanne Barseghian (Strasbourg) et de Pierre Hurmic (Bordeaux). "À Montpellier, nous ferons de même, chaque vie compte, notre humanité, les enfants, les civils de Gaza ne peuvent souffrir des choix de Netanyahou qui n’assure la sécurité de personne. Il faut un cessez-le-feu. Le Hamas doit libérer les otages israéliens", souligne aussi Michaël Delafosse, du côté de Montpellier. 

Nous partageons évidemment ta colère devant les horreurs des frappes meurtrières sur Rafah
Martine Aubry

Dans d'autres villes, les pensées sont également tournées vers ces personnes décédées, sans que cela soit suivi d'initiative particulière. À Toulouse, par exemple, Jean-Luc Moudenc "exhorte à la libération des otages, à la fin de la guerre" et "en appelle à la construction d'un État palestinien souverain et respectueux de la liberté de son peuple et d'Israël"

"L’horreur doit cesser dans la bande de Gaza. À Rennes, nos bâtiments publics sont éteints dans un souci de sobriété, mais la flamme de notre solidarité ne s’éteindra pas", affirme, de son côté, Nathalie Appéré. C'est en substance ce que dit aussi Martine Aubry, à la tête de la mairie de Lille. "Nous partageons évidemment ta colère devant les horreurs des frappes meurtrières sur Rafah. Dans le cadre de la sobriété énergétique, les lumières de la mairie sont déjà éteintes le soir. En revanche, dès demain, en soutien à Gaza, nous fermerons les lumières d’autres bâtiments publics", promet l'ancienne ministre du Travail.

Dans la capitale, en revanche, les choses sont moins claires. "À l'image de Marseille et de Lyon, qui eteindront les lumières de leur hôtel de ville, montrons la solidarité de Paris avec Rafah, touchée par des frappes meurtrières. En mémoire des victimes, pour la paix et un cessez-le-feu, éteignons les lumières de la Tour Eiffel", appelle David Belliard, maire adjoint de la transformation de l’espace public et de la mobilité. Pourtant, aucune extinction de ce type n'est à l'ordre du jour, a appris Le Parisien auprès de la mairie de Paris. 

Un bombardement israélien, dimanche soir, dans un camp de déplacés du quartier de Tal Al-Sultan, à Rafah, a fait 45 morts et 249 blessés, dont de nombreux civils, selon le ministère de la Santé dans l'enclave de Gaza, dirigée par le mouvement islamiste du Hamas. Au global, l'opération de représailles d'Israël - consécutive à l'attaque du Hamas le 7 octobre dernier qui a fait plus 1189 victimes - a causé la mort de plus de 36.000 morts. 


M.G

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