Tarifs de l'électricité : les impayés augmentent, les coupures perdurent

par Hamza HIZZIR | Reportage TF1 Ani Basar, Sébastien Guerche, Olivier Santicchi
Publié le 2 février 2024 à 9h46

Source : JT 20h Semaine

Depuis ce jeudi 1ᵉʳ février, l’électricité coûte plus cher à 20 millions de ménages.
Dans son dernier rapport, la Fondation Abbé Pierre pointe une augmentation du nombre d’impayés et la récurrence des coupures d’énergie.
Plus d’un Français sur quatre n’a pas pu se chauffer autant qu’il l’aurait souhaité, faute de moyens.

Depuis ce jeudi 1ᵉʳ février, il faut compter +8,6% pour le tarif de base et environ +10% pour le tarif heures pleines-heures creuses de l’électricité. Sur la facture d'un ménage, cette hausse représente, en moyenne, près de quatre à quinze euros de plus par mois. Et ce, malgré les efforts consentis par les Français, qui ont réduit leur consommation de 8% par rapport à l’an dernier. Dans le même temps, la Fondation Abbé Pierre alerte, dans son 29e rapport annuel sur le mal-logement, rendu public mercredi, sur l’aggravation de la précarité énergétique ces douze derniers mois.

Selon ce document, 26% des Français, soit plus d’un sur quatre, n’a pas pu se chauffer autant qu’il l’aurait souhaité. C’est 3,5 millions de personnes, répartis dans 1,4 million de foyers. Et c’est presque deux fois plus qu’il y a quatre ans. De leur côté, les fournisseurs d'électricité comptabilisent 767.000 coupures ou réductions d’énergie pour des factures impayées en 2023. C’est moins que les 863.000 de 2022, mais le chiffre augmente tout de même de 27% à l’échelle des trois dernières années.

Dans ce contexte de flambée des cours de l'énergie et d'extinction progressive des boucliers tarifaires mis en place à l'automne 2021, un collectif de députés avait annoncé, le 23 novembre dernier, le dépôt d’une proposition de loi transpartisane (Renaissance, MoDem, LIOT et PS) visant à lutter contre la précarité énergétique. Elle demande l'interdiction totale des coupures chez les particuliers pour impayés, et ainsi la garantie d'une alimentation minimale en électricité toute l'année, comme c'est déjà le cas pour l'eau, pour "assurer un minimum de dignité aux ménages", dixit Maïder Olivier, chargée de plaidoyer à la Fondation Abbé Pierre, alors présent à l'Assemblée nationale.


Hamza HIZZIR | Reportage TF1 Ani Basar, Sébastien Guerche, Olivier Santicchi

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