Miracle de ce feu extraordinaire, celui-ci n'a fait aucune victime.
Mais une dizaine de maisons ont été détruites sur la commune de Belin-Béliet.
Les habitants constatent maintenant les dégâts non sans émotion.

Il ne reste plus rien. Patrice Le Moullec habitait au Lieu-dit Joué dans la commune de Belin-Béliet en Gironde depuis 8 ans. Évacué mardi dernier, il ne pensait pas retrouver sa maison dans cet état. "On a pris un sac de couchage, un lit de camp et une tente. On s'est dit que ce n'est pas grave, demain, on y retourne. Mais le lendemain, tout s'écroule", dit-il.

Patrice est décidé. Il ne partira pas. Tout raser pour tout reconstruire le plus vite possible. Nous lui avons demandé s'il n'a pas peur d'habiter aussi proche de la forêt. "Non, j'ai toujours choisi la tranquillité et le bruit du vent dans les arbres. C'est moi qui ai choisi ça. Je pense que le plus dur à oublier, c'est l'odeur. En permanent, cette odeur, qui revient", a-t-il répondu.

Au total, 17 maisons ont brûlé sur la commune. Quelques habitants restent sur place pour éteindre ce qui brûle encore avec les moyens du bord. Tous sont toujours sous le choc. "C'est douloureux de voir partir nos vies. Vingt ans qu'on habite là. J'ai grandi dans ces maisons-là, donc c'est compliqué de voir ça partir", regrette un jeune homme. "Ça fait mal au cœur parce que c'est toute notre enfance. Je suis arrivée ici quand j'avais six mois, alors, ça fait mal au cœur. Et puis tout le territoire de chasse, toutes les forêts ont brûlé. Le temps que ça repousse, ça mettra des années", déplore une jeune femme.

Patrice s'est déjà procuré une pompe et une citerne pour aider à son tour les pompiers. Il a pour objectif de protéger les maisons des voisins d'éventuelles reprises des feux.

TF1 | Reportage A. Vieira, F. Resbeut


La rédaction de TF1info

Tout
TF1 Info