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Innovation : choisir le sexe des veaux

Publié le 9 avril 2022 à 20h22, mis à jour le 10 avril 2022 à 0h04
JT Perso

Source : JT 20h WE

Le secteur de l'élevage vit une petite révolution scientifique ces dernières années.
Il est désormais très courant de choisir le sexe de ses veaux.
Et ce n'est pas un détail chez certaines espèces de vache laitière.
Reportage dans la Loire.

À Verrières-en-Forez, Rémi Robert élève des vaches Prim'Holstein, la race laitière la plus répandue en France. Si une vache donne naissance à une femelle, il pourra la garder en vache laitière ou la vendre 250 euros. Si c'est un mâle, il va perdre de l'argent, car les veaux de cette race sont peu appréciés pour leur viande.

Alors, pour aider les éleveurs, des coopératives agricoles leur proposent désormais de choisir le sexe du veau avant la fécondation. Les semences des taureaux pour tous les types d'élevage sont récoltées à la taurellerie de Saône-et-Loire, comme l'explique Pierrick Drevillon, directeur de la taurellerie d'Elvanovia à Fontaines, dans la vidéo en tête de cet article.

Dans certains départements comme la Loire, plus de la moitié des éleveurs utilisent cette méthode. C'est le cas notamment de Christophe Meunier. Cet éleveur a rendez-vous avec Cyril Berne, inséminateur pour la Coopel à Chalain-le-Comtal. Son objectif est d'avoir un veau femelle. Mais si un éleveur a déjà trop de femelles, il peut choisir de produire un mâle croisé avec du charolais pour améliorer la qualité de la viande.

Seul inconvénient pour les éleveurs : l'insémination coûte 40% plus cher. Mais beaucoup s'y retrouvent. Après les bovins, le sexage des semences se développe désormais dans les élevages de chèvres ou de poules pondeuses.

TF1 | Reportage C. Blampain, B. Gereys


La rédaction TF1 Info

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