Les agriculteurs "prêts à repartir à l'action", prévient le patron de la FNSEA sur TF1

par Y.R.
Publié le 13 février 2024 à 8h52, mis à jour le 13 février 2024 à 9h48

Source : Bonjour !

À une dizaine de jours du Salon de l'agriculture, le Premier ministre Gabriel Attal reçoit mardi 13 février les syndicats agricoles pour faire un point d'étape.
Invité de "Bonjour ! La Matinale TF1", le patron de la FNSEA, Arnaud Rousseau, a annoncé que les agriculteurs étaient "prêts à repartir à l'action" sans annonce de mesures concrètes de l'exécutif.
"On n'est pas dans le bon rythme", a-t-il averti.

La FNSEA commence à perdre patience. À une dizaine de jours de l'ouverture du Salon de l'agriculture, samedi 24 février, le syndicat professionnel majoritaire des exploitants agricoles met la pression sur l'exécutif, qui tarde selon lui à remplir les promesses faites aux agriculteurs. "On n'est pas dans le bon rythme, je le dis depuis deux jours", a averti, mardi 13 janvier, son président Arnaud Rousseau, invité d'Adrien Gindre dans "Bonjour ! La Matinale TF1". 

Alors qu'il doit rencontrer le Premier ministre, Gabriel Attal, dans l'après-midi (16h30), le patron de la FNSEA a dit attendre que ce rendez-vous permette "de faire le point et de pouvoir travailler à des mesures très concrètes qui changeront la vie des agriculteurs dans leurs fermes."

Tout le monde a intérêt à ce que ça marche
Arnaud Rousseau, patron de la FNSEA

"On est à mi-chemin après les annonces des mesures d'urgence et le Salon de l'agriculture", a-t-il expliqué, jugeant qu'il est temps pour le gouvernement de faire "des annonces supplémentaires". "Pendant les dix jours (qui ont suivi la suspension du mouvement, ndlr), je n'ai pas eu de retour d'informations. Ce qui m'a particulièrement alerté. C'est la raison pour laquelle j'ai dit qu'on n'est pas dans le bon tempo", a-t-il insisté. "On veut voir ce que ça change dans nos fermes. Il y a eu le temps des annonces d'urgence, maintenant le temps du travail jusqu'au Salon de l'agriculture et ensuite on sait qu'il y aura des actions qui dureront jusqu'aux élections européennes, notamment la loi."

Sans avancées concrètes, Arnaud Rousseau a menacé d'une reprise des actions des agriculteurs en colère. "On tient le même discours depuis le départ. Tout le monde a intérêt à ce que ça marche", a-t-il affirmé. "Les agriculteurs n'ont jamais désarmé. Tout le monde a dit : on est prêts à repartir si le travail réalisé n'est pas au niveau des attentes, qui sont très fortes et qui ont été exprimées." Ainsi, "depuis hier (lundi), un certain nombre de départements sont repartis en action." 

"Ce qu'attendent les agriculteurs, ce sont des vrais changements. Si d'ici dix jours, on ne devait pas avoir le travail de fond mené et ce changement de logiciel tel qu'on l'a annoncé, évidemment on est prêts à repartir en action", a martelé le patron de la FNSEA. "Il nous reste dix jours, il y a beaucoup de travail à faire. Si on veut que ça concrétise au Salon de l'agriculture, il faut des annonces claires. Sinon, encore une fois, on reprendra nos responsabilités", a-t-il conclu, n'écartant pas de nouveaux blocages.


Y.R.

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