"On s'est demandé si le notaire avait bien mis la virgule" : l'incroyable don d'une habitante à son village

par L.T. | Reportage : Vincent Dietsch, Christophe Hanesse
Publié le 2 mars 2023 à 16h19

Source : JT 13h Semaine

À Maidières (Meurthe-et-Moselle), une habitante a légué près d’un million d’euros à son village.
Cela représente l’équivalent du budget annuel de la commune.
En contrepartie, elle a seulement demandé que sa tombe soit entretenue.

Il n'en revient toujours pas. Ce jeudi matin, Gérard Boyé, le maire de Maidières (Meurthe-et-Moselle) est encore ému devant la maison de mademoiselle Verelle. Cette habitante décédée en 2018 à l'âge de 96 ans a légué à la commune son habitation mais également toutes ses économies, soit près d’un million d’euros. 

"On a été étonné parce qu’à un moment, on s’est demandé si le notaire avait bien mis la virgule où il fallait parce qu’on n’était pas habitués à une telle somme. Nous, on a un budget de fonctionnement d’à peu près 950.000 euros", explique l'édile. "Cette dame devait être amoureuse de Maidières forcément."

Dans ce village de 1500 habitants, Marcelle Verelle était réputée pour ses cours de sténodactylographie, mais beaucoup plus discrète sur sa vie privée. "Il y a beaucoup de jeunes filles qui sont passées. Je crois que j’ai une de mes sœurs qui a été formée en sténodactylo. Disons que sa réputation a dépassé sa présence parce que je ne l’ai jamais trop vu cette femme", témoigne un riverain. "On ne pensait pas que la dame avait autant d’argent", relève un autre. 

Une rue ou un édifice portera bientôt son nom

Sans enfant, elle a donc tout légué à sa commune. Un geste évidemment très bien accueilli. "Forcément, ça fait un peu parler. C’est une nouvelle qui est quand même riche et puis qui est joviale. C’est tout de même chouette qu’une petite commune de 1500 habitants se retrouve millionnaire, entre guillemets", sourit la coiffeuse du village. 

Le maire se laisse quelques mois pour recueillir des idées d’aménagement. Seule certitude : il donnera le nom de Marcelle Verelle à une rue ou à un édifice communal, car elle n’a fait qu’une demande contre son don inattendu, que sa tombe soit entretenue.  


L.T. | Reportage : Vincent Dietsch, Christophe Hanesse

Tout
TF1 Info