Dans le contexte sanitaire, les commerces s'adaptent. Parmi eux, les magasins Emmaüs se mettent au click and collect.

Cécile est une habituée du magasin Emmaüs à Armentières (Nord). Elle est venue retirer une table à 60 euros qu'elle a commandée sur Internet. Depuis trois semaines, le magasin est fermé. On voit pourtant 400 mètres carrés remplis d'objet en tout genre à bas prix. Lorsque son responsable a demandé une dérogation pour ouvrir, la préfecture du Nord a voulu savoir si Jean-Philippe Mehez, président de l'association Emmaüs à Armentières, filtrait les personnes à l'entrée. En effet, il fallait que l'établissement n'ouvre qu'aux personnes en situation de précarité. Comme c'est impossible, le magasin a été classé non-essentiel.

Le manque à gagner pour l'association s'élève à 6 000 euros sur un mois, une somme importante. Pour la première fois, des bénévoles se sont lancés dans le click and collect avec les moyens du bord. Pour cela, il y a donc des retraits en magasin mais aussi des livraisons. Les magasins Emmaüs ne sont pas tous fermés partout dans l'Hexagone. C'est le cas de celui dans les Bouches-du-Rhône, la préfecture vient d'autoriser leur ouverture au public. Un "deux poids, deux mesures" dénoncé par les compagnons.


La rédaction de TF1info

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