"Manger local" : des cantines scolaires 100 % circuit court, ça existe !

par La rédaction de TF1 Reportage : David De. Araujo, Arnaud Ifergane, Nicolas Robertson
Publié le 5 février 2024 à 10h30, mis à jour le 5 février 2024 à 11h41

Source : JT 20h WE

Alors que les agriculteurs restent mobilisés pour une amélioration de leurs revenus, certains consommateurs font le choix de se tourner davantage vers les produits locaux.
Dans les cantines scolaires aussi, l'accent est de plus en plus mis sur le circuit-court en dépit de certaines contraintes.
Une équipe de TF1 s'est rendue dans une commune du Jura pour mieux comprendre comment cela fonctionne.

Une salade cultivée dans le département voisin et du pain frais fabriqué avec du blé provenant d’un moulin situé à 200 mètres de l'école. Pour améliorer l'alimentation en milieu scolaire, certains établissements font le choix de fonctionner 100 % en circuit court. En d'autres termes, entre les producteurs et l'assiette des écoliers, il n’ y a qu’un seul intermédiaire.

Dans la commune de Lons-le-Saunier, dans le Jura, il s'agit de Didier Thévenet, qui gère la cuisine centrale. Chaque jour, ce dernier prépare pas moins de 7000 repas pour une centaine d'écoles, de centres de loisirs, mais aussi d'hôpitaux et de maisons de retraite de la région. Or, des pâtes au poulet en passant par l’huile, ou les pommes de terre, tout lui est livré directement en main propre par des producteurs locaux. 

Les bons produits au bon moment

Au total, cela représente près d'un million d’euros de commande versés chaque année à une centaine d’agriculteurs du secteur. A titre de repère, en circuit court, un producteur vend son kilo de pommes de terre à 1,20 euro contre 90 centimes dans un circuit plus long, avec plusieurs intermédiaires. 

Si ce système semble fonctionner, il impose que la logistique suive. Didier Thévenet et son syndicat ont ainsi mis quinze ans pour mettre sur pied tout un écosystème qui repose notamment sur des machines pour transformer la nourriture sur place, pour découper les légumes, et d'autres pour conditionner les repas. Il faut aussi démarcher les agriculteurs pour être certain d'avoir les bons produits au bon moment.

Enfin, pour voir fonctionner des cantines uniquement en circuit court, il faut parfois s'avoir "s'arranger avec la loi" et l'assumer, comme l'explique Didier Thévenet. Il revient ainsi à chaque collectivité si elle souhaite, d'embaucher par exemple des juristes spécialisés à cette fin.


La rédaction de TF1 Reportage : David De. Araujo, Arnaud Ifergane, Nicolas Robertson

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