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Manifestation interdite à Sainte-Soline : un week-end sous tension

Laetitia A.D. | Reportage Olivier Santicchi, Julien Clouzeau, Marine Derre
Publié le 29 octobre 2022 à 20h01
JT Perso

Source : JT 20h WE

Dans les Deux-Sèvres, au moins 3.000 personnes avaient bravé l'interdiction de manifester pour s'opposer aux chantiers d'une immense réserve d'eau à Sainte-Soline.
Au moins, une trentaine de manifestants et vingt-deux gendarmes ont été blessés.
Le 20H Week-end de TF1 vous raconte cette journée de manifestation.

Les autorités redoutaient un face-à-face tendu. Il a fini par avoir lieu en milieu d'après-midi à Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres. Malgré une interdiction administrative dans douze communes, des opposants à la création d'une grande bassine de réserves d'eau de 750 000 m3 ont fait face aux gendarmes.

Selon différentes sources, il y avait entre 3.000 à 7.000 opposants. Depuis le mardi 25 octobre, les manifestants étaient déterminés à montrer leur opposition au projet. Ils s'opposent à la construction de cette bassine à Sainte-Soline qui prélèveraient l'eau directement dans les nappes phréatiques, soit l'eau présente dans les puits souterrains terrestres. 

Près de 1.600 agents et six hélicoptères pour protéger la zone

Depuis leur camp de base, les opposants ont emprunté trois itinéraires différents. L'ambiance était joyeuse, mais très vite, les premiers gaz lacrymogènes ont retenti. C'était inacceptable pour les activistes parmi lesquels il y avait beaucoup de seniors. "On ne peut pas faire cela lors d'une mobilisation citoyenne aussi importante. L'État doit entendre les gens. C'est malheureux", affirme une manifestante dans la vidéo en tête de l'article.

Lors de la manifestation, l'ambiance n'a cessé de se tendre, avec d'un côté des lancements de pierre et de divers artifices, de l'autre, une pluie de grenades lacrymogènes. Avec 1.600 agents et pas moins de six hélicoptères, le dispositif de sécurité était impressionnant. "Nous avons des personnes qui sont connues dans d'autres types de rassemblements similaires. Et qui ont montré qu'ils étaient déterminés, ils le disent sur les réseaux sociaux. Et ils n'hésiteront pas à utiliser la violence", explique Emmanuelle Dubée, préfète des Deux-Sèvres.

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Au bout de deux heures d'affrontement, le site a été envahi par les opposants. En enlevant les barrières, les manifestants ont réussi à entrer dans le périmètre de la future retenue d'eau. Mais leur action a été de courte durée puisqu'ils ont été presque immédiatement délogés. 

Après une heure d'opposition, les manifestants sont partis dans le calme. Le bilan fait état de six interpellés, d'une trentaine de blessés du côté des manifestants, de 22 blessés chez les gendarmes. Aucune action n'est annoncée pour le dimanche 30 octobre.


Laetitia A.D. | Reportage Olivier Santicchi, Julien Clouzeau, Marine Derre

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