VIDÉO - Accusés d'avoir bloqué les secours à Sainte-Soline, les gendarmes se défendent sur LCI

par C.Q
Publié le 27 mars 2023 à 17h14, mis à jour le 27 mars 2023 à 17h37

Source : TF1 Info

La Ligue des Droits de l'Homme accuse les gendarmes d'avoir entravé le travail des secours lors des violents affrontements sur le site de la mégabassine de Sainte-Soline, samedi 25 mars.
Ce que dément formellement le commandant de la région de gendarmerie de Nouvelle-Aquitaine, ce lundi sur LCI.
"Le volet secours a été une obsession", affirme-t-il.

Les forces de l'ordre mises en cause. Au lendemain des violentes échauffourées qui ont éclaté, samedi 25 mars, aux abords de la mégabassine de Sainte-Soline, la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) pointe l'action des gendarmes sur le site. D'après elle, "plusieurs cas d'entraves par les forces de l'ordre à l'intervention des secours" ont notamment été repérés, dont un dans une zone "totalement calme depuis plusieurs dizaines de minutes". En particulier pour le manifestant entre la vie et la mort qui, selon les organisateurs, n'aurait pas été héliporté avant plus de trois heures.

"Une contre-vérité absolue", selon les gendarmes

Ce lundi, sur LCI, le commandant Samuel Dubuis, de la région de la gendarmerie de Nouvelle-Aquitaine, a répondu à ces accusations. "C'est une contre-vérité absolue", affirme-t-il (voir vidéo en tête de cet article). "Dans la planification des opérations, le volet secours a été une obsession. Il y avait plus de 120 pompiers et personnels du Samu avec plus de 40 véhicules positionnés aux abords de la zone d'affrontements."

Lui assure que les secours ont été sur le qui-vive pour soigner les blessés. "Lorsque les informations sur les blessés nous sont parvenues, nous avons immédiatement, dans une grande confusion liée à des imprécisions sur la localisation des blessés et la nature de leurs blessures, recherché ces blessés en s'appuyant sur nos hélicoptères", poursuit le commandant Samuel Dubuis. "J'ai moi-même donné l'ordre à l'un de mes médecins de se projeter au contact d'un blessé gravement atteint."

"Ce médecin a été immédiatement pris à partie par des Blacks Blocs, nécessitant un retrait du dispositif de protection", dénonce Samuel Dubuis. "Mon médecin est allé au contact, bravant une foule très hostile, pour prodiguer les premiers secours à cette victime et faire la jonction avec les équipes du Smur qui l'ont rejoint quelques instants plus tard."


C.Q

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