Deux mineurs de 14 et 15 ans ont été mis en examen pour assassinat dans l'enquête sur la mort de Philippe à Grande-Synthe.
Ils reconnaissent lui avoir tendu un guet-apens tandis que le plus jeune a aussi avoué l'avoir frappé.
Une enquête a été ouverte pour vérifier s'il existe un lien entre son décès et d'autres agressions récentes sur la commune.

L'agression mortelle de Philippe Coopman, jeune homme de 22 ans battu à mort mardi à Grande-Synthe (Nord), a-t-elle un lien avec d'autres faits similaires sur la commune ? Une enquête a été ouverte pour le vérifier alors qu'au moins deux agressions ont eu lieu début avril et le week-end dernier, les victimes, deux hommes, s'étant réfugiés dans des commerces.

Pour l'heure, deux mineurs de 14 et 15 ans ont été mis en examen pour l'assassinat du jeune homme et placés en détention provisoire vendredi, tandis que des suspects sont toujours recherchés, indique le parquet. Il existe, à ce stade de l'enquête, des raisons de penser qu'il s'agit d'un "meurtre aggravé par la circonstance de guet-apens", a expliqué la procureure de Dunkerque, Charlotte Huet, en conférence de presse. Les deux mineurs, l'un de Grande-Synthe, l'autre de Dunkerque, ont reconnu en garde à vue avoir "fixé un rendez-vous" à la victime sur un parking près d'une supérette. Ils prétendent s'être fait passer pour une fille mineure sur un site de rencontres et lui auraient donné rendez-vous. Seul l'un des deux suspects reconnait avoir frappé Philippe avant qu'il ne décède des suites de ses blessures. Certains proches du jeune homme affirment que la version des mis en cause ne tient pas. Selon eux, il n'avait pas de rendez-vous ce soir-là et rentrait juste chez lui. "Philippe il allait juste chez son ami", témoigne l'un d'eux, aux côtés du frère ainé de la victime, dans le reportage en tête de cet article.

Les enquêteurs doivent encore analyser plusieurs téléphones portables pour éclaircir les circonstances de l'agression. Selon le récit des suspects, ils auraient utilisé une bombe lacrymogène avant que des coups soient portés à la victime. Ils se seraient préalablement assurés qu'il s'agissait bien de leur cible en entendant la sonnerie de son téléphone qu'ils ont appelé.

Toujours présumés innocents, ces derniers sont connus des services de police, le premier pour des faits de violences, le second pour dégradations et vol en réunion. Dans la ville, certains jeunes les décrivent comme particulièrement violents. "Ils étaient connus pour être des gens assez sanguins qui, dès que quelque chose n'allait pas dans leur sens, ils voulaient se taper", témoigne anonymement un d'entre eux au micro de TF1. "Avant ce n'était pas des personnes problématiques, c'est en grandissant un peu qu'ils ont commencé à filer du mauvais chemin", poursuit un second.


La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : Léa Merlier et Jeanne Quancard

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