Notre-Dame de Paris : la résurrection de la cathédrale après l'incendie

VIDÉO - Notre-Dame de Paris : comment les pierres sont-elles sélectionnées pour la reconstruction ?

Léa Tintillier | Reportage Michel Izard
Publié le 13 avril 2022 à 18h56, mis à jour le 15 avril 2022 à 12h36
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Ce vendredi, cela fera trois ans que le feu a ravagé en partie la cathédrale de Notre-Dame.
Les architectes et ouvriers sont en train de sélectionner les pierres qui serviront à sa reconstruction.

On pourrait se croire dans les ruelles d’une ville pétrifiée en avançant parmi ces blocs qui pèsent chacun entre six et quinze tonnes. C’est déjà un peu de Notre-Dame qui sort de terre. "Pour l’instant, il y a à peu près 160 blocs déjà de sélectionnés et on n’est même pas à la moitié du chantier. C’est un chantier exceptionnel au point de vue quantité, au point de vue délais. C’est vrai que c’est une fierté de travailler pour Notre-Dame. On laisse une trace dans l’histoire quand même", sourit Benoit Horcholle.  

En tout, 800 mètres cube, à savoir 2 000 tonnes de calcaire, seront extraits de cette carrière de l'Oise. C'est une pierre dure, résistante au gel. Elle a été sélectionnée spécialement parce qu'elle présente les mêmes caractéristiques que celle utilisée par les bâtisseurs du XIIIe siècle. "On fait sonner la roche pour voir effectivement qu’il n’y a pas de petites fissures qui seraient cachées et qui apparaîtraient dès à présent. On regarde aussi les défauts esthétiques", explique David Dessandier, chef de projet du bureau de recherches géologiques et minières. 

"Je trouve ça émouvant"

Trois ans après l’incendie, c’est un moment symbolique, un pas de plus vers la reconstruction. "Je trouve ça émouvant et puis en même temps comme nous prenons des pierres de remplacement, on se sent très en lien avec ceux qui dès le Moyen-Age ont construit cette cathédrale. Il y a vraiment une continuité et c’est beau", affirme le général Jean-Louis Georgelin, président de l’établissement public chargé de la restauration de Notre-Dame de Paris. 

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À l’usine de Saint-Pierre-Aigle dans l’Aisne, les blocs sont sciés, calibrés, lavés. À chaque étape, on traque les défauts, la moindre fissure pour viser une qualité optimale. "C’est seulement après cette étape de lavage qu’on va pouvoir les sélectionner une dernière fois et les valider pour le projet de Notre-Dame", déclare Gauthier Horcholle. Les tailleurs de pierres prendront ensuite le relais pour faire des arcs de voûte, des marches, des balustrades et des statues. 


Léa Tintillier | Reportage Michel Izard

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