Une troisième nuit de couvre-feu a commencé jeudi à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie.
Malgré l'état d'urgence décrété ce mercredi 15 mai, les violences continuent.
Les habitants que nous avons contactés se barricadent.

La situation en Nouvelle-Calédonie restait "très tendue, avec des pillages, des émeutes, des incendies, des agressions qui sont évidemment insupportables et inqualifiables", a indiqué ce jeudi Gabriel Attal. À Nouméa, les blindés ont fait leur apparition près du centre-ville et c'est par hélicoptère qu'il faut réapprovisionner les troupes en munitions lorsque les routes ne sont pas sûres. En cause : des barrages tenus par des indépendantistes, où se trouvent parfois des bonbonnes de gaz prêtes à exploser.

Les habitants que nous avons contactés se barricadent. "On est prêts à investir le toit pour s'y cacher, où on a déjà mis de l'eau des tentes", explique une femme dans le reportage en tête de cet article.  "On a installé le frigo devant la porte d'entrée", illustre-t-on encore. 

La police, elle, garde le contrôle de l'aéroport de Nouméa afin d'assurer un pont aérien. Mais le commissariat tout proche a été incendié. Trois policiers ont été blessés par balles ces dernières heures. Deux gendarmes sont morts.

Malgré l'état d'urgence, plusieurs incendies étaient encore actifs à l'heure du couvre-feu. Mais la situation semble plus calme que la nuit précédente, au plus fort des émeutes, lorsque les manifestants ont brûlé des véhicules, des commerces et des bâtiments publics. Trois civils sont morts. Certains Kanaks refusent pourtant de parler de guerre civile. "On vit ensemble, tous les peuples, moi même je suis métisse et je ne comprends pas comment on peut en arriver là", déplore une jeune-femme.


La rédaction de TF1 Reportage - Benoit Christal, Florence Couturon

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