Une troisième nuit de couvre-feu a commencé jeudi à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie.
Selon le Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, les émeutiers seraient environ 8000.
Certains auraient des liens avec une frange radicale des indépendantistes, la CCAT. Que sait-on de ce groupe ?

Si la nuit dernière a été plus calme que les précédentes en Nouvelle-Calédonie, elle a aussi connu son lot d'incendies, de pillages, d'affrontements et de coups de feu. Selon le Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, les émeutiers, très jeunes pour la plupart, seraient environ 8000 et auraient pour certains des liens avec la CCAT (Cellule de coordination des actions de terrain). Cette dernière a à l'origine été créée par des indépendantistes Kanaks pour organiser les manifestations contre la réforme électorale. Certains de ses membres se sont radicalisés et manipuleraient des bandes de jeunes les poussant à commettre des exactions.

"C'est une organisation de voyous qui se livre à des actes de violence caractérisée, avec la volonté de tuer. Ceux qui sont à la tête de cette cellule sont tous responsables", a déclaré Louis Le Franc, Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie. Sur les barrages, une habitante a rencontré, à notre demande, de jeunes indépendantistes kanaks. Ils confirment être en lien avec la CCAT, mais ils assurent que la consigne est de rester pacifique. 

Nous avons joint par téléphone Christian Tein, l'un des leaders de cette cellule qualifiée de groupe mafieux par le ministère. Il appelle ce soir au calme sur l'île.

Dix personnes soupçonnées d'appartenir à la CCAT sont assignées à résidence, une vingtaine d'autres devraient l'être dans les prochaines heures. Ont-ils coordonné les destructions et les pillages des bâtiments publics ? Y a-t-il eu une ingérence étrangère ? Certains élus s'interrogent. Depuis plusieurs mois, des drapeaux de l'Azerbaïdjan sont brandis dans les manifestations. Ce petit pays du Caucase a renforcé ses liens avec des indépendantistes kanaks. Le but est de faire pression sur la France, soutien à l'Arménie dont une partie du territoire est revendiquée par l'Azerbaïdjan.


La rédaction de TF1 Reportage - Baptiste Guénais, Corinne Chevreton

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