Les violences en Nouvelle-Calédonie ont de nouveau fait un mort.
Un homme a été tué par un policier ce vendredi, dans des circonstances qui restent à éclaircir.
Sur place, l'équipe du 13H nous en dit plus sur la situation.

En Nouvelle-Calédonie, un homme de 48 ans a été tué le vendredi à Dumbéa, une commune du Grand Nouméa. Une enquête est ouverte pour "homicide volontaire par personne dépositaire de l'autorité publique". Dans des circonstances qui restent à déterminer, un policier, "pris à partie physiquement par une quinzaine d'individus" alors qu'il circulait avec un collègue, "aurait fait usage de son arme de service en tirant un coup de feu pour s'extraire de cette altercation physique", selon le parquet. Il a été placé en garde à vue. Depuis le début des violences, sept personnes ont perdu la vie.

La situation reste tendue, si bien qu'il est difficile de se frayer un chemin entre les barricades, chercher de l'essence dans des stations réquisitionnées ou en rupture de stocks. Après la visite présidentielle, dans la rue, la situation reste la même, et le quotidien des habitants, à bout, ne s'améliore pas. "Les gens sont calfeutrés partout, ils ne veulent pas sortir de leur maison", raconte l'un d'eux.

Malgré les renforts de gendarmes et de policiers, les loyalistes maintiennent leurs propres barrages. "Ce n'est pas nous qui avons déclenché le conflit et on est là pour protéger nos familles", explique l'un d'entre eux. De l'autre côté, les indépendantistes, eux, parlent d'un dialogue de sourds avec le chef de l’État et refusent de quitter les lieux. "À aucun moment, il ne parle de ce que nous, on revendique : le dégel du corps électoral, point barre", disent-ils.

Après douze jours d'émeutes, il n'y aura pourtant pas d'autres choix que de reconstruire un destin commun, même si entre les Calédoniens, le fossé semble se creuser un peu plus chaque jour.


La rédaction de TF1 | Reportage : Sehla Bougriou, Loïc Gorgibus, Fabrice Maillard

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