VIDÉO - "Marche contre la vie chère" : la gauche défile à Paris avant une semaine sociale

CQ
Publié le 16 octobre 2022 à 15h45, mis à jour le 16 octobre 2022 à 17h47

Source : TF1 Info

Des milliers de personnes ont défilé dans les rues de Paris, ce dimanche après-midi.
Lancés par la gauche, les mots d’ordre étaient le pouvoir d’achat et la cause climatique.
"30.000 personnes" ont manifesté selon la police, "140.000" selon les organisateurs.

À Paris, la place de la Nation s’est remplie ce dimanche 16 octobre en début d’après-midi, alors que le départ de la "marche contre la vie chère et l’inaction climatique" a été donné à 14h, direction la place de la Bastille, où la tête de cortège était parvenue peu avant 17 heures. 

Organisée par l'alliance de gauche Nupes, la manifestation a rassemblé dimanche à Paris "30.000 personnes", selon une source policière à l'AFP. Peu auparavant, les organisateurs avaient revendiqué "140.000" participants

Vers 16h30, des incidents ont été signalés en marge du cortège. Une antenne de la Société Générale a été dégradée, tandis que des tensions ont été constatées en raison de la présence de personnes "cagoulées et vêtues de noir", a indiqué une source policière à TF1 et LCI.

Emmanuel Macron "à bout de souffle"

Initiée par la Nupes et représentée par toutes ses composantes (LFI, PS, EELV et PCF), cette manifestation intervient dans un climat social tendu. Voilà plus d’une semaine que dure la grève dans les raffineries de Total et le blocage doit se poursuivre dans les prochains jours, malgré la désapprobation du gouvernement et du Medef. En parallèle, une journée de mobilisation est prévue mardi 18 octobre dans plusieurs secteurs, du nucléaire à l’éducation en passant par les transports. 

Si la marche veut s'attaquer à la vie chère et à l'inaction climatique, Jean-Luc Mélenchon a prévenu cette semaine qu'elle serait une "mise en cause globale de la politique du régime macroniste". Le leader insoumis a estimé, en début de manifestation, que le rassemblement était une réussite et que le gouvernement d'Emmanuel Macron était "à bout de souffle"

Jean-Luc Mélenchon : "La grande conjonction entre une mobilisation populaire, la crise institutionnelle et une mobilisation sociale""Source : TF1 Info

Aux côtés de l’ancien député Insoumis ce dimanche après-midi, ses fidèles alliés de LFI comme Éric Coquerel ou Mathilde Panot, mais aussi et surtout l’écrivaine Annie Ernaux, décernée Prix Nobel de Littérature et ayant appelé à se rassembler pour le pouvoir d'achat.

Figurent toutefois de grands absents de la gauche. Ainsi, Yannick Jadot et Fabien Roussel ne défileront pas ce dimanche dans les rues de Paris. Pas de CGT non plus à cette manifestation sociale : son secrétaire général, Philippe Martinez, compte plutôt sur son appel à la grève générale mardi 18 octobre, depuis rejoint par les syndicats FO et FSU. Plusieurs perturbations sont déjà à prévoir à la SNCF et à la RATP. 


CQ

Tout
TF1 Info