La mairie de Paris propose aux Franciliens de donner leur avis, de mi-avril à fin mai, sur son projet de réserver une voie du périphérique.
Elle serait dédiée au covoiturage, taxis et transports en commun.
Le projet suscite déjà l'opposition de la région Ile-de-France.

Faut-il réserver une voie du périphérique au covoiturage, taxis et transports en commun après les Jeux olympiques de 2024 ? Les Franciliens peuvent donner leur avis. De mi-avril à fin mai, la mairie de Paris propose aux citoyens de trancher.

Dans le détail, cette participation du public par voie électronique (PPVE) est supervisée par la Commission nationale du débat public (CNDP). Elle se déroule du 17 avril au 28 mai, a précisé David Belliard, adjoint aux mobilités de la maire Anne Hidalgo, en marge d'un point de presse qui s'est tenu début avril. Ouverte sur le papier à tous, et pas uniquement "à ceux qui utilisent cette voirie" ou aux Parisiens, la PPVE doit permettre de "récolter les avis de l'ensemble des parties prenantes", et notamment des "opposants" au projet, souligne l'élu écologiste.

Un projet "ouvert à discussion"

Part de "l'héritage prévu des Jeux olympiques", la transformation, à l'horizon 2030, de la voie du périphérique réservée aux athlètes, officiels et secours pendant ces JO vise à "développer un usage plus vertueux et économique de la voiture", a rappelé l'élu. Comment vérifier qui fait quoi sur cette voie ? Selon David Belliard, si des "radars de forme" - qui permettent "de voir des formes, mais pas les visages – sont déjà en cours de test afin d'identifier si une ou plusieurs personnes sont dans un véhicule", le projet est encore "ouvert à discussion". Notamment quant à la liste des véhicules autorisés.

Fin 2021, la région avait organisé une consultation en ligne dans laquelle 90% des 79.000 votants s'étaient dits opposés à la "suppression" d'une voie sur le périphérique. Pour la mairie, elle ne sera pas "supprimée" mais "transformée" afin d'en faire "une voie plus rapide" pour ces transports moins polluants. À plus long terme, elle veut muer l'axe circulaire en "boulevard urbain".

Le projet suscite l'opposition de la région Ile-de-France, dirigée par Valérie Pécresse (LR), qui a rappelé lors d'un précédent débat à l'Hôtel de Ville qu'il n'était "pas possible de fermer une voie sur le périphérique (...) compte tenu du trafic" sur l'anneau de 35 km, avait souligné son entourage à l'AFP. Utilisé chaque jour par un million de véhicules, le boulevard périphérique "compte moins de 20% d'usagers parisiens et 40% des trajets se font de banlieue à banlieue", répète régulièrement la région.


T.G.

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