Le 20h

Phénomène du "bébé oublié" : "Il a lutté contre le froid en criant", raconte un couple après son traumatisme

A Lo. | Reportage vidéo TF1 G. Brenier, M. Alibert
Publié le 23 juillet 2022 à 8h00
JT Perso

Source : JT 20h WE

Un bébé est mort mercredi dans une voiture, oublié par son père, qui devait le conduire le matin à la crèche.
Ce phénomène dit du "bébé oublié" est plus courant qu'il ne le semble à première vue.
Un couple revient sur un événement similaire qui les a touchés il y a trente ans.

30 ans ont passé, mais pour Louis, c’est comme si c’était hier. Un jour d’hiver, alors qu’il était stressé par une surcharge de travail, selon lui, il oublie son jeune fils Paul, âgé de trois semaines, à l’arrière de son véhicule. Il ne se rendra compte de son erreur que bien plus tard dans la journée, laissant son bébé dans le froid de la voiture.

"Je me suis glacé sur place, liquéfié"

"Je vais au boulot avec Paul, en oubliant que Paul est derrière dans son couffin. Je me précipite pour aller bosser. À 13h, ma femme m’appelle en me disant, bon et Paul, tu l’as déposé chez Marie-Thérèse, la nounou… Et là, et là, je me rends compte que Paul était resté dans la voiture", raconte, au 20H de TF1, dans le reportage en tête de cet article, Louis, revivant la forte émotion qui l’a alors saisi en réalisant son oubli : "Je me suis glacé sur place, liquéfié."

Par miracle, le fils a survécu et n’a jamais eu de séquelle. Mais pour son père Louis et sa mère, Hélène, le traumatisme reste toujours aussi vif. "On a eu beaucoup, beaucoup, beaucoup de chance. Je pense qu’il s’en est sorti parce qu’il a lutté contre le froid en criant énormément. Ça a été plus de quatre heures, pendant au moins cinq-six heures", détaille cette dernière.

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Le phénomène dit du "bébé oublié" est plus courant qu'il peut paraître à première vue et toucherait n’importe qui, homme comme femme, quelle que soit la catégorie sociale. Les facteurs les plus souvent observés sont le stress, le surmenage et des évènements imprévus qui viennent rompre une routine. D’après Fanny Jacq, psychiatre, de petits gestes peuvent cependant éviter un drame.

"Si exceptionnellement, c’est à nous de déposer l’enfant à la crèche, on met le sac à l’arrière près de l’enfant, on met un doudou devant, on met un post-it sur le volant de sa voiture la veille…", donne-t-elle en exemple. Théoriquement, la mort d’un enfant oublié fait encourir dix ans de détention. Une peine souvent jugée beaucoup trop sévère par les jurés, qui préfèrent généralement condamner les parents mis en cause à de la prison avec sursis.  


A Lo. | Reportage vidéo TF1 G. Brenier, M. Alibert

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