De nombreux Français s’estiment perdants avec la réforme des retraites.
Carrières longues, petites pensions, carrières hachées…
TF1 fait le point à travers plusieurs cas concrets.

Les Français ne semblent pas très optimistes quant à la réforme des retraites dévoilée mardi par le gouvernement. Sylvie, boulangère à Noyon (Oise), est née en 1974. Quand elle partira à la retraite, la réforme sera pleinement entrée en vigueur. Elle la prendra donc à 64 ans. "Je dirais que je suis perdante parce que plus on travaille, moins on profite après", sourit-elle malgré tout. 

D’autres s’arrêteront beaucoup plus jeunes, soit six ans avant tout le monde. Béranger et Sébastien sont parmi les grands gagnants de la réforme, ceux qui ont eu une carrière très longue débutée à quatorze ans. "C’est une bonne nouvelle. 58 ans, c’est déjà mieux. On a encore le temps après de profiter de la vie", estime Béranger.

"À 57 ans, je suis déjà cassée"

Sylvie a mis des marchandises en rayon une bonne partie de sa vie. Elle s’est aussi arrêtée pour élever son fils. Parce qu’elle est née en 1965, elle partira à la retraite à 63 ans et trois mois. "Je suis perdante. Ce n’est pas normal de faire deux ans en plus. Je suis cassée aujourd’hui, déjà à 57 ans. C’est impossible, on ne peut plus", souffle-t-elle. 

Il n’y a pas que les actifs qui suivent cette réforme des retraites. Si Agnès travaille, c’est parce qu’elle touche une petite pension. Elle espère, elle aussi, que sa retraite sera revalorisée à 1200 euros. "J’ai une petite retraite parce que j’ai travaillé dans l’agriculture pendant 18 ans et là, je touche 982 euros par mois tout confondu", explique-t-elle. 

Petites pensions, carrières longues, pénibilité au travail ou carrières hachées… aucun cas n’est identique. Bientôt des simulateurs devraient nous aider à nous y retrouver. 


Léa Tintillier | Reportage TF1 : Matthieu Poissonnet, Quentin Danjou

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